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Julian Assange reçoit un visiteur de marque

Le fondateur du site Internet WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis un an dans l'ambassade d'Equateur à Londres, a reçu dimanche soir la visite du chef de la diplomatie équatorienne Ricardo Patiño.

Julian Assange réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres a reçu la visite du chef de la diplomatie équatorienne.
Julian Assange réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres a reçu la visite du chef de la diplomatie équatorienne.
AFP

«Le gouvernement équatorien reste fermement engagé à protéger les droits de l'homme et à obtenir des assurances fermes pour éviter une extradition (de M. Assange) vers un troisième Etat», a déclaré M. Patiño, faisant allusion aux Etats-Unis.

M. Assange est réfugié depuis le 19 juin 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres afin d'échapper à une extradition vers la Suède pour des agressions sexuelles présumées qu'il nie. Il redoute d'être à terme transféré aux Etats-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de documents secrets américains, et d'y encourir la peine de mort.

L'Equateur lui a accordé l'asile politique, mais Londres entend appliquer le mandat d'arrêt suédois.M. Patiño, qui doit discuter lundi avec M. Hague de cet imbroglio diplomatique, a trouvé dimanche le cybermilitant «de bonne humeur» même s'il est confiné dans les mêmes locaux depuis un an.Le ministre équatorien «a insisté sur l'engagement continu» de son gouvernement «à me soutenir et me protéger», a déclaré pour sa part M. Assange.

Depuis le balcon de l'ambassade, les deux hommes, en costume sans cravate, ont salué une centaine de partisans réunis devant l'immeuble, et ont posé pour les photographes.«Julian, notre ami, nous sommes avec toi», ont scandé les manifestants.Sur les pancartes brandies par les partisans de M. Assange, on pouvait lire «Vive l'Equateur» et «Nous sommes Bradley Manning», du nom du jeune Américain accusé par les Etats-Unis d'être à l'origine de l'une des plus importantes fuites d'informations de l'histoire américaine, via le site WikiLeaks.

«Il n'y a jamais eu une telle injustice de la part d'un pays pionnier en matière des droits de l'homme», a estimé un manifestant équatorien, Edwin Pazimo, 43 ans. «J'espère que la réunion» de lundi entre MM. Patiño et Hague «permettra à Assange de se rendre en toute sécurité en Equateur», a-t-il ajouté.

(AFP)

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