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Villa Médicis: éviction de Gayet pour éviter «la polémique»

Julie Gayet ne sera pas juré à la prestigieuse Villa Médicis de Rome: la ministre française de la culture, qui s'apprêtait à confirmer sa nomination, a fait marche arrière.

Son idylle avec François Hollande a coûté mercredi à l'actrice Julie Gayet un siège de juré à la prestigieuse Villa Médicis de Rome: la ministre de la culture Aurélie Filippetti, qui s'apprêtait à confirmer sa nomination, a fait marche arrière.

C'est Le Canard Enchaîné qui a révélé que la comédienne de 41 ans faisait partie du jury 2014 de «l'Académie de France à Rome», hébergée dans une somptueuse villa qui accueille chaque année des jeunes créateurs francophones en résidence.

«L'arrêté n'avait pas été signé»

Dès mercredi matin, le ministère annonçait laconiquement que Julie Gayet ne serait finalement pas nommée. «Son nom a été proposé par Eric de Chassey, le directeur de l'Académie de France à Rome-Villa Médicis, mais la ministre a décidé de ne pas la nommer. L'arrêté n'avait pas été signé», précise le cabinet.

C'est la scénariste Emmanuèle Bernheim qui la remplacera, a ensuite annoncé Aurélie Filippetti, invitée de «Questions d'Info» LCP/FranceInfo.LeMonde/AFP. En milieu de journée, l'arrêté du ministère, daté du 15 janvier, «désignant les membres du jury chargés de la sélection des pensionnaires de l'Académie de France à Rome» pour 2014, était consultable sur le site de la Villa Médicis.

Mercredi matin encore, le site internet indiquait pourtant que Julie Gayet faisait partie de ce jury, aux côtés notamment de l'artiste plasticienne Anne-Marie Clairet, de la chorégraphe et danseuse étoile Marie-Agnès Gillot et de la compositrice Lucia Ronchetti.

«Le sujet sera clos désormais»

«Je ne souhaite pas donner prise à une quelconque polémique». «Le sujet sera clos désormais», a lancé Aurélie Filippetti à ceux qui verraient un lien entre ce projet de nomination et la liaison de l'actrice avec François Hollande.

Certes, a-t-elle dit, Julie Gayet avait «les compétences artistiques et professionnelles». «Elle avait tout à fait compétence à être membre du jury». Mais compte tenu des «tentatives de manipulation et d'instrumentalisation pour pouvoir parler de ce qui est de la vie privée», il n'était «pas utile de rajouter un sujet de polémique».

«Ce n'était pas ma décision, elle n'a pas été validée, l'arrêté n'a pas été signé», a insisté Aurélie Filippetti, en soulignant que c'était le directeur de la Villa Médicis qui avait proposé le nom de Julie Gayet.Sur iTélé, celui-ci s'est défendu de tout favoritisme : «Julie Gayet a été choisie par moi pour des raisons professionnelles. C'est une productrice de cinéma reconnue, une comédienne reconnue. Cela l'a déjà conduite à faire partie de jurys, y compris de jurys importants comme celui d''Un certain regard' à Cannes», a-t-il dit.

«Travailler dans la sérénité»

Pour autant, il a estimé que son retrait des membres du jury permettrait à son institution de «travailler dans la sérénité» tandis que le jury pourra débattre «sans qu'il y ait une quelconque intervention extérieure».

«Faire partie du jury est très intéressant mais cela ne procure aucun avantage», a souligné Eric de Chassey.«Cela suppose de se rendre libre quatre jours dans l'année pour s'occuper de la sélection des candidats. Les réunions se passent à Paris et non à Rome. Le défraiement est de l'ordre de 30 euros par heure», précise Eric de Chassey.

«En faire partie, c'est se dévouer à la cause de la culture». Devant la presse, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, s'est aussi portée à la défense de Julie Gayet, «totalement légitime pour faire partie d'un jury au sein de la Villa Médicis», comme actrice, réalisatrice et productrice.

«Vacarme médiatique»

«Si certains médias ont décidé de faire du vacarme médiatique autour de ce sujet, je suis tenue de clore ce non sujet rapidement pour ne pas rajouter aux discussions inutiles», a-t-elle ajouté, parlant d'une «procédure complètement anodine» et soulignant que les membres du jury sont «bénévoles».

Mardi, devant la presse française et internationale, le chef de l'Etat, invité à s'expliquer sur sa liaison avec l'actrice âgée de 41 ans, a invoqué le respect de la vie privée, mais promis des explications avant son voyage prévu aux Etats-Unis le 11 février.

(AFP)

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