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Le livre «Sarko s'est tuer» accable Fillon

Nicolas Sarkozy est au cœur d'un nouvel ouvrage de deux journalistes du Monde qui paraît ce jeudi.

AFP

François Fillon a «démenti formellement» mercredi soir avoir exhorté l'Elysée à faire accélérer les procédures judiciaires visant son rival Nicolas Sarkozy comme l'affirment les deux journaliste du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans l'ouvrage «Sarko s'est tuer», dont L'Obs publie les bonnes feuilles ce jeudi 06 novembre.

«Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manœuvre est grossière. Pour moi, le combat politique se mène strictement sur le terrain des idées», a déclaré l'ancien Premier ministre dans un communiqué.

«Tapez vite!»

Dans leur livre, les deux journalistes affirment que François Fillon a dénoncé le fait que l'UMP ait remboursé en 2013, à la place de l'ancien président de la République, les pénalités liées au dépassement du plafond des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

Selon les deux auteurs, François Fillon a lancé: «Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social, c'est une faute personnelle, l'UMP n'avait pas à payer» avant de lui demander de faire pression pour accélérer le cours judiciaire des affaires visant Sarkozy. «Mais tapez vite, tapez vite! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez!».

«Stupéfiante, la démarche de François Fillon (qui n'a pas donné suite à nos sollicitations) nous a été confirmée en septembre 2014 par la présidence de la République, qui a assuré n'y avoir évidemment donné aucune suite», ajoutent les journalistes dans leur livre.

Sarko savait pour Gayet

Dans l'ouvrage, les journalistes du Monde affirment que Nicolas Sarkozy savait dès novembre 2013 -soit deux mois avant la révélation du magazine people Closer- que le président François Hollande rendait secrètement visite en scooter à l'actrice Julie Gayet tout près de l'Elysée.

Lors d'une rencontre avec les deux journalistes le 18 novembre 2013, Nicolas Sarkozy se serait plaint que la presse soit «tellement sympa avec Hollande» avant de lancer: «Vous vous rappelez les rumeurs de Benjamin Biolay et Carla, ou Chantal Jouanno et moi? Tout ce qui a été écrit? Et lui, Hollande, qui sort trois fois par semaine de l'Elysée en scooter pour aller voir sa bonne amie... Que font les journalistes? Rien, bien sûr.»

Nicolas Sarkozy «a-t-il joué une mauvaise partition en sous-main?» s'interrogent les auteurs alors qu'après la révélation de Closer, qui a entraîné la séparation de François Hollande d'avec sa compagne Valérie Trierweiler, certains proches du chef de l'Etat ont accusé les réseaux sarkozystes d'être à l'origine de l'affaire. «Impossible à affirmer, d'autant que la liaison cachée du président était un secret assez mal gardé, semble-t-il».

(AFP)

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