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Macron et Trump en meilleurs alliés du monde

A Paris, le président français accueille son homologue américain pour le défilé du 14 juillet. Et réanime l’amitié transatlantique.

Reuters

La décisive entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 dans le conflit européen est plus qu’un prétexte à l’invitation de Donald Trump au défilé militaire du 14 juillet à Paris. Après avoir reçu Vladimir Poutine sous les ors de Versailles, le président français Emmanuel Macron a sorti le grand jeu des pompes républicaines dans un pari diplomatique audacieux: réaffirmer l’alliance militaire et diplomatique des deux pays, quel que soit le président américain.

La France mène une guerre contre les djihadistes du Sahel, sur un territoire aussi grand que la moitié des Etats-Unis, un terrain où Washington est peu présent. Emmanuel Macron a profité de l’occasion pour demander une aide à l’Oncle Sam pour le G5 Sahel, construit avec quatre pays africains.

«Relation de confiance»

Ce sont d’abord de ces sujets, la Syrie et la lutte contre le terrorisme, que les deux présidents ont discuté avant de donner une conférence de presse commune, jeudi soir. Ils annonçaient que les opérateurs américains d’Internet allaient mettre en oeuvre un meilleur contrôle pour limiter la propagande djihadiste sur la Toile. En Syrie, Paris et Washington établiront ensemble une feuille de route de l’après-guerre.

Mais le point d’orgue de cette visite, c’est ce vendredi matin sur les Champs-Elysées qu’il se déroule. Donald Trump adore les défilés militaires. Pour le centenaire de 1917, la première division d’infanterie américaine, qui fut la première unité à poser le pied en France, défilera pour le «Bastille Day» avec d’autres troupes étasuniennes, tandis que les Thunderbirds sillonneront le ciel parisien en compagnie des avions Rafale de la patrouille de France.

Reçus à l’hôtel des Invalides, jeudi, les couples Trump et Macron ont visité le Musée militaire et vu la tombe du maréchal Foch, et l’imposant tombeau de Napoléon Ier, l’empereur qui a vendu la Louisiane aux Etats-Unis. Tout au long de cette première journée, les gestes amicaux des deux présidents n’ont pas manqué. Le porte-parole de la Maison-Blanche avait d’ailleurs indiqué que «l’alchimie personnelle fonctionne bien entre les deux hommes».

Les tapes dans le dos et les dialogues détendus de la journée de jeudi le confirment. C’est la quatrième fois en trois mois que les deux chefs d’Etat se voient. Ils ont en commun d’être arrivés au pouvoir en marge des partis et de venir du monde de l’entreprise.

Sur cette équation personnelle, le président français cherche à jouer les go-between entre le paria Trump et ses partenaires européens. Les relations du milliardaire américain avec la chancelière allemande, Angela Merkel, sont en effet tendues. Emmanuel Macron parie qu’au-delà de la personnalité de Donald Trump, il est essentiel de tisser une relation de confiance avec les Etats-Unis.

Dîner sur la tour Eiffel

Les services de sécurité américains étaient inquiets de savoir si le président Trump risquait d’être la cible de manifestations de masse, comme au Royaume-Uni après son élection, ou si des émeutes comme à Hambourg pouvaient advenir à Paris. Le staff de l’Elysée a rassuré la délégation américaine. Il y aura cependant jeudi une manifestation à la place de la République à l’appel de Nuit Debout, le mouvement citoyen qui s’était révélé l’an dernier. Mais il sera festif, avec l’Orchestre debout et la proclamation d’une «No Trump zone», en allusion aux «no go zones» parisiennes, inventées par Fox News. Pendant ce temps, les deux couples présidentiels dîneront au restaurant Jules Verne dans les hauteurs de la tour Eiffel.

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