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AmsterdamManifestation pour un accès illimité aux coffee shops

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies vendredi pour protester contre la «carte cannabis». Elle vise à réserver l'accès des coffee shops aux seuls résidents des Pays-Bas.

Un des manifestants à Amsterdam.
Un des manifestants à Amsterdam.
AFP

"Nous sommes ici pour protester contre la carte cannabis", a déclaré Peter Lunk, un Néerlandais de 40 ans à l'initiative du rassemblement à Amsterdam.

Les manifestants, rassemblés sur une esplanade devant un théâtre du centre d'Amsterdam, ont tous allumé un "joint" qu'ils ont ensuite brandi vers le ciel. Ils ont ensuite écouté de la musique reggae, tenant à la main des pancartes exprimant leur opposition à la "carte cannabis".

"Nous sommes ici pour avoir le droit de fumer, la carte cannabis est discriminatoire", a soutenu Grégory, 22 ans, un étudiant belge en économie ayant fait le déplacement en car spécialement pour l'occasion.

La "carte cannabis" doit être appliquée au plus tard le 1er mai 2012 dans les provinces du sud des Pays-Bas (Zélande, Brabant-Nord et Limbourg), frontalières avec la Belgique et l'Allemagne, et en 2013 dans le reste du pays.

«Clubs fermés»

Selon la nouvelle réglementation, les 670 coffee shops néerlandais deviendront des "clubs fermés" comptant au maximum 2000 membres, domiciliés aux Pays-Bas et âgés de plus de 18 ans.

Cette mesure est destinée à lutter contre les nuisances --embouteillages, tapage nocturne et prolifération de vendeurs de drogue dans les rues-- provoquées par l'afflux de millions d'étrangers venant s'approvisionner en cannabis aux Pays-Bas.

Les propriétaires de 19 coffee shops ont saisi la justice néerlandaise en référé mercredi pour que la "carte cannabis" ne soit pas introduite. Le jugement sera rendu le 27 avril.

La possession, la consommation et la vente au détail de moins de cinq grammes de cannabis, dans les coffee shops, sont tolérées aux Pays-Bas depuis 1976. La culture et la vente en gros, contrôlées par des groupes criminels, sont, elles, interdites.

AFP

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