Le massif du Mont-Blanc candidat à l’Unesco

Le Conseil municipal de Chamonix désire mieux protéger le toit de l’Europe. Il demande l'inscription au Patrimoine mondial de l'humanité.

Image: Keystone

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Fréquenté par environ 6 millions de personnes chaque année, le massif du Mont-Blanc est le troisième site naturel le plus visité au monde. Mais son attractivité comporte des risques. En termes de pollution, mais aussi de préservation du mode de vie des populations permanentes. Raisons pour lesquelles le Conseil municipal de Chamonix vient de demander l’inscription du site au Patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Les élus ont indiqué jeudi que leur commune travaille depuis plusieurs années à l’élaboration d’un dossier complet, à même de «répondre aux exigences de cette candidature» en vue d’une procédure de classement.

Car ne figure pas qui veut sur la très officielle Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Il faut avoir «une valeur universelle exceptionnelle» et «satisfaire à au moins l’un des dix critères de sélection». Le toit de l’Europe est-il armé pour cela? Le septième critère stipule par exemple que les sites candidats doivent «être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres (…).»

Dans les Alpes suisses, le site Jungfrau-Aletsch est inscrit au Patrimoine mondial. Pour son glacier, le plus long de l’Eurasie, et ses trois sommets, que chaque écolier helvète a appris par cœur (Eiger, Mönch et Jungfrau). Mais l’esthétique seule ne suffit pas et, dixit l’Unesco, «ce bien est exceptionnel pour la richesse des informations qu’il apporte sur la formation des montagnes et des glaciers, les changements climatiques actuels ainsi que les processus écologiques et biologiques illustrés notamment par de superbes successions végétales».

En France, les deux derniers sites «naturels» inscrits au Patrimoine mondial (en 2015) sont les «climats» du vignoble de Bourgogne et les coteaux, maisons et caves de Champagne. Le massif du Mont-Blanc, lui, est transfrontalier. Les élus chamoniards notent qu’il est «à la fois laboratoire scientifique et région pilote de la Convention Alpine pour les corridors écologiques et l’adaptation au changement climatique». Ils ajoutent que «ce site et les habitants qu’il abrite ne peuvent plus se satisfaire du peu d’engagement à le défendre d’une partie de l’administration d’Etat» et mérite «une véritable reconnaissance internationale afin d’en garantir la protection».

Créé: 29.01.2017, 18h51

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