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Médias européensLa presse s'empare de «l'affaire» Hollande

Les médias européens se sont immédiatement emparés de la révélation vendredi, par le magazine français Closer, d'une liaison prêtée au président français François Hollande avec l'actrice Julie Gayet.

L'Hebdo du 16 janvier s'intéresse au vaudeville français.
L'Hebdo du 16 janvier s'intéresse au vaudeville français.
L'Hebdo
Dans son édition du 16 janvier, Public se demande qui est Julie Gayet.
Dans son édition du 16 janvier, Public se demande qui est Julie Gayet.
Public
La une de Paris Match, dont la publication a été avancée au 14 janvier pour couvrir l'affaire.
La une de Paris Match, dont la publication a été avancée au 14 janvier pour couvrir l'affaire.
Paris Match
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Les médias européens ont centré leurs interrogations sur l'impact de cette liaison présumée qui a été dévoilée vendredi.

Faute de détails croustillants ou de rebondissements, la plupart se sont contentés de rappeler les précédents chez les présidents français ou ont opté, notamment en Italie, pour une approche légère et people de cette liaison présumée.

A Londres, le site internet de la BBC a bondi sur ces affirmations en les plaçant en dominante mondiale pendant quelques heures dans la matinée avant de les rétrograder en troisième titre international. Les journaux britanniques évoquent l'affaire en première page, même le très sérieux Financial Times (FT) qui tout comme le Times consacre à ces révélations un éditorial.

Le Times s'amuse à publier une sorte d'agenda fictif du président en franglais, où celui-ci affirme: «Je suis le sexy, dirty chien!» Le FT, qui publie une photo de l'actrice en première page, prend dans un éditorial la défense du président français, qui doit pouvoir «manger ses croissants en paix».

«Pas une nouveauté»

Moins charitable, le Daily Telegraph affirme que François Hollande «fait face à une nouvelle crise»: «avec une impopularité record, la dernière dont le président socialiste a besoin est un autre scandale d'alcôve». «Les liaisons ne sont pas une nouveauté dans l'histoire des présidents français», relativise-t-il.

«Oh là là!» : plusieurs médias allemands ont choisi cette interjection en français dans le texte comme accroche. Évoquant une «affaire d'Etat» - un jeu de mots, puisque «Affäre» en allemand signifie également une liaison sentimentale - le site internet de «Bild» rappelle également la relation entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

Le très sérieux quotidien économique Handeslblatt évoque «la surprenante réaction unanime des hommes politiques français qui condamnent la violation de la vie privée du chef de l'État» sans «essayer d'exploiter» politiquement l'affaire.

«Peau de chagrin»

Pour l'expert britannique en relations publiques Mark Borkowski, interrogé par l'AFP, «l'opinion publique dans le monde s'attend à ce genre de choses de la part des présidents français».

«C'est une tempête dans un verre d'eau», renchérit Jean-Jacques Jespers, expert belge des médias interrogé par La Libre Belgique. «C'est du ressort de sa vie privée, et de surcroît il n'est pas marié à Valérie Trierweiler (sa compagne), il n'y a donc pas d'adultère.»

En Belgique, où Closer a été imprimé, on s'interrogeait sur cette maîtresse présumée, une quasi inconnue à l'étranger. «François Hollande aurait une liaison amoureuse avec une actrice: qui est Julie Gayet?», s'interrogeait en titre le site de la chaîne de télévision RTL-TVI.

Citée dans «La Libre Belgique», une avocate spécialisée dans le droit de la presse, Delphine Meillet, juge que Closer a «franchi un pas de plus». La vie privée, pourtant très protégée par la loi française, «se réduit comme peau de chagrin», ajoute-t-elle, estimant qu'«il y a quelques années, ils ne se seraient jamais autorisés à le faire».

«Qui est Julie Gayet?»

La plupart des journaux espagnols ont placé vendredi soir le sujet en Une ou très haut sur la première page de leur site internet. El Pais (centre-gauche) titre: «L'annonce d'une liaison secrète énerve Hollande», ajoutant un lien qui renvoie à un ancien article intitulé «Personne n'aime Valérie Trierweiler».

El Mundo(centre-droit) consacre un portrait à l'actrice intitulé «Qui est Julie Gayet?», même titre choisi par Time magazine outre-Atlantique. Avec sa photo en Une, le journal catalan La Vanguardia décrit «une femme de talent et discrète».

Le premier journal italien, Il Corriere della Sera, ne diffuse qu'une galerie de photos. Le quotidien turinois La Stampa rappelle lui que «la France, forte d'une ancienne tradition de libertinage, entre histoire, cinéma et littérature, s'est toujours montrée tolérante à l'égard des histoires conjugales et extraconjugales de ses présidents».

ats/afp

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