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Les ministres de droite exclus des Républicains

Le parti de droite a «acté» mardi le départ du Premier ministre Édouard Philippe et exclu deux membres du gouvernement.

Le départ du Premier ministre Édouard Philippe des Républicains a été acté mardi par le bureau du parti. (Photo d'archives)
Le départ du Premier ministre Édouard Philippe des Républicains a été acté mardi par le bureau du parti. (Photo d'archives)
AFP

Le bureau politique du parti de droite Les Républicains (LR) a «acté» mardi le départ du Premier ministre français Édouard Philippe. Il a également exclu deux membres du gouvernement, ainsi que deux députés favorables au président Emmanuel Macron, a-t-on appris de sources concordantes.

Les dirigeants du parti s'étaient déjà prononcés en ce sens il y a une semaine avant de se rendre compte que le quorum n'était pas atteint pour que leur radiation soit statutairement valide.

Cette fois-ci, une trentaine de cadres, dont Gérard Larcher, Christian Jacob, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti, se sont rendus au bureau politique lors duquel une majorité simple était nécessaire, a-t-on appris auprès d'un participant.

Plusieurs figures majeures de la droite, comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, n'ont pas fait le déplacement - en théorie, 132 personnes étaient convoquées. «C'était une réunion purement formelle», a di le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer, pour expliquer le petit nombre de présents.

Ralliement et soutien

Le départ du Premier ministre, qui n'avait pas souhaité s'expliquer devant les instances de LR, a simplement été «acté», ont précisé ces mêmes sources.

Outre le chef du gouvernement, étaient visés par la procédure le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, le secrétaire d'État à la transition écologique, Sébastien Lecornu, le président du groupe UDI-constructifs à l'assemblée nationale, Franck Riester, et un député du même groupe, Thierry Solère.

Une douzaine de députés LR ont formé le groupe dit des «constructifs» avec les centristes de l'UDI à l'assemblée nationale, l'une des deux chambres du parlement français. Le groupe LR compte lui actuellement 100 membres.

Parmi les reproches du parti aux pro-Macron figurent «leur ralliement individuel à la majorité présidentielle», d'avoir «soutenu des candidats contre les candidats» LR aux législatives, à d'autres, ou, à l'instar de M. Darmanin, de s'être présenté sur des listes La République en Marche, le parti présidentiel, aux élections sénatoriales.

(ats)

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