Moscou ne s'oppose plus à l'accord Ukraine-UE

TournantA l’issue d’une réunion tripartite à Bruxelles, la Russie a finalement accepté l’accord de libre-échange qu’elle refusait.

La commissaire de l'UE au Commerce, Cecilia Malmström.

La commissaire de l'UE au Commerce, Cecilia Malmström.

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La Russie n’a pas réitéré sa demande d’un report de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Ukraine. Il entrera donc en vigueur début 2016, comme prévu, a annoncé lundi la Commission européenne, à l’issue d’une réunion ministérielle tripartite avec les délégations russe et ukrainienne.

L’entrée en vigueur de cet accord au 1er janvier 2016 «n’a pas été contestée par la délégation russe». «Le ministre russe a commencé la réunion en disant que l’UE et l’Ukraine pouvaient faire ce qu’ils entendaient», a déclaré la commissaire à Commerce, Cecilia Malmström, alors que Moscou avait réclamé en avril un report à 2017. Au cours de cette réunion à Bruxelles, il a également été «clair qu’aucun amendement ne sera apporté» à cet accord, qui constitue le volet commercial de l’accord d’association UE-Ukraine contesté par Moscou, a-t-elle ajouté lors d’un point de presse.

La partie russe n’a émis «aujourd’hui aucune menace d’aucune sorte» quant à d’éventuelles rétorsions commerciales envers Kiev à l’entrée en vigueur de cet accord de libre-échange Ukraine-UE, a précisé la commissaire. Elle venait de s’entretenir avec le ministre russe de l’Economie, Alexeï Oulioukaïev, et le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavlo Klimkine. Mme Malmström avait exclu début mai que Bruxelles cède aux pressions russes sur le resserrement de ses liens commerciaux avec Kiev.

Selon une source diplomatique européenne, la partie russe avait demandé en avril le report de cet accord commercial jusqu’en 2017, menaçant sinon «de supprimer les préférences commerciales russes pour l’Ukraine» actuellement en vigueur. On se souvient que la révolution de Maidan avait fait suite au revirement du président prorusse Ianoukovitch. Il avait promis dans un premier temps un accord avec l’Union européenne. Puis, s’était dédit au retour d’une visite à Moscou. Cela avait déclenché le mouvement populaire que l’on sait, puis la chute du président Ianoukovitch et le début des combats dans l’est de l’Ukraine.

S’agit-il d’un changement de la politique du Kremlin à l’égard de l’Ukraine? Moscou estime-t-elle que les régions de l’est, prêtes à l’allégeance, suffisent à sa stratégie de rempart à l’avancée de l’OTAN en Europe de l’Est? On attend la confirmation du Kremlin. Hier, Kiev annonçait qu’elle allait montrer au monde, l’implication russe dans le conflit du Donbass, en exhibant deux soldats russes faits prisonniers dans l’est ukrainien.

Créé: 18.05.2015, 20h27

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