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Les nouvelles sanctions de l'UE sont reportées

L'UE a confirmé ce lundi le principe de la liste noire de personnalités russes et des séparatistes tout en laissant une marge de manœuvre aux belligérants.

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius (à gauche) et son homologue italien Paolo Gentiloni.
Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius (à gauche) et son homologue italien Paolo Gentiloni.
AFP

Des sanctions oui, mais pas tout de suite. C'est, en substance, ce qu'a décidé ce lundi l'Union européenne au sortir d'une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles.

«Le principe des sanctions est maintenu» mais «leur application se fera à la lumière de la situation sur le terrain (... ) on fera le point d'ici lundi prochain», a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius à l'issue d'une réunion à Bruxelles.

«Entrée en vigueur reportée au 16 février (lundi prochain, ndlr) pour laisser de la marge aux efforts diplomatiques en cours», a indiqué sur son compte Twitter une porte-parole du Conseil européen, qui représente les Etats. Les Européens s'étaient résolus le 29 janvier à rallonger leur liste noire des personnes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l'Union européenne. Une décision lors d'une réunion d'urgence après le bombardement de la ville de Marioupol par les rebelles prorusses, qui avait fait au moins 30 morts.

Une chance à la paix

Cette nouvelle liste comprend 19 personnes, des Russes et des séparatistes, ainsi que neuf entités. Elle devait être avalisée ce lundi lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles.

Mais dans la perspective d'un sommet mercredi à Minsk réunissant les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande, et la chancelière allemande Angela Merkel, en vue de la signature d'un nouvel accord de cessez-le-feu, certains pays ont voulu donner une chance à la paix.

«Du chemin à faire»

«Il reste du chemin à faire», a reconnu M. Fabius, évoquant «toute une série de questions» en suspens. Et de citer le retrait des «armes lourdes», «le respect des frontières» ou le statut juridique pour les bastions séparatistes de Donetsk et Lougansk.

«Il faut rester le plus possible dans l'accord de Minsk», signé en septembre, et qui prévoyait un cessez-le-feu jamais véritablement appliqué, a assuré M. Fabius. «Mais depuis, la réalité sur le terrain s'est déplacée au détriment des forces ukrainiennes», a-t-il reconnu.

(ats)

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