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UkraineObama reçoit Porochenko et fustige l'«agression» russe

Lors d'une rencontre avec son homologue ukrainien Petro Porochenko, le président américain Barack Obama a fustigé jeudi l'«agression» russe dans l'est de l'Ukraine.

A la Maison-Blanche, Barack Obama a félicité le président ukrainien pour avoir été à l'initiative d'une décision «difficile» en acceptant d'accorder plus d'autonomie et une amnistie aux séparatistes de l'Est. Il a salué sa direction «à un moment très très important dans l'histoire de l'Ukraine».

«Malheureusement, nous avons assisté à une agression russe, d'abord en Crimée puis, plus récemment, dans certains zones de l'est de l'Ukraine», a déclaré Barack Obama ce jeudi 18 septembre à l'issue de cette rencontre dans le Bureau ovale.

Selon lui, les lois accordant plus d'autonomie à l'Est séparatiste devraient donner aux habitants de ces régions confiance dans le fait que leurs droits seront respectés. «Ces lois n'étaient pas faciles à voter (...) mais je pense qu'elles démontrent l'engagement (de Petro Porochenko) en faveur d'une Ukraine qui n'exclut personne», a-t-il déclaré.

Porochenko plaide pour une issue pacifique

Petro Porochenko a de son côté plaidé pour une issue pacifique au conflit. «La seule façon de faire baisser les tensions dans l'Est du pays est le processus de paix», a-t-il déclaré.

«Nous espérons vraiment que le cessez-le-feu qui a déjà duré 12 jours se transformera en véritable paix», a-t-il ajouté.

La Russie, «une menace pour le monde»

Devant le Congrès des Etats-Unis réuni au grand complet, Petro Porochenko a auparavant souligné que «l'agression contre l'Ukraine» était «une menace contre la sécurité mondiale». Il a exhorté les pays occidentaux à «ne pas laisser l'Ukraine seule» face à la Russie.

Petro Porochenko a exprimé son souhait d'obtenir un «statut spécial» d'allié non-membre de l'Alliance atlantique. Mais les Etats-Unis ont indiqué qu'ils n'y étaient pas favorables, jugeant que cela ne changerait pas la donne.

Un responsable américain sous couvert d'anonymat a souligné que l'Ukraine avait déjà, grâce à ses liens avec l'Otan, accès «à différents types d'aide» en matière de sécurité et de formation en particulier.

La Maison-Blanche a annoncé le déblocage de 46 millions de dollars d'aide pour l'équipement et la formation des forces de sécurité ukrainiennes, tout en excluant toujours l'envoi d'armes, réclamé par certains membres du Congrès américain.

«Pont terrestre» Russie-Crimée?

Kiev a accusé dans ce contexte la Russie d'avoir massé 4000 soldats le long de sa «frontière administrative» avec la Crimée.

Ce déploiement avait été en partie annoncé mardi par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, qui avait souligné la nécessité de redéployer des troupes en Crimée pour tenir compte de «l'élargissement du district militaire (du sud de la Russie) après l'intégration de la Crimée».

Kiev craint la création d'une zone sous contrôle des séparatistes pro-russes s'étendant de la frontière russo-ukrainienne à la frontière «administrative» entre l'Ukraine et la Crimée. Une telle configuration permettrait aux Russes un «pont terrestre» entre la Russie et la région de Crimée.

Toujours des soldats russes dans l'est du pays

Selon l'Otan, 20'000 soldats russes sont par ailleurs massés le long de la frontière russo-ukrainienne, notamment dans la région de Rostov. Toujours selon l'Alliance atlantique, un millier de militaires russes se trouvent toujours dans l'est de l'Ukraine, ce que dément Moscou.

Le protocole de Minsk, adopté début septembre, instaurait un cessez-le-feu, prévoyant notamment des gestes de Kiev garantissant une plus grande autonomie des régions de l'Est, des élections locales et une amnistie pour les «participants» au conflit.

Les lois adoptées mardi par le parlement ukrainien vont dans ce sens. Seuls les séparatistes ont pour l'heure ignoré la main tendue de Petro Porochenko alors qu'ils avaient paraphé le protocole de Minsk.

La réaction des séparatistes pose la question du contrôle qu'a Moscou sur la rébellion, même si le Kremlin a toujours démenti être partie prenante au conflit.

Cessez-le-feu violé

Le cessez-le-feu décrété à Minsk continue lui en revanche d'être violé, ont constaté jeudi des journalistes.

Au moins trois salves de roquettes Grad sont ainsi tombées dans les environs du village de Zouïvka, à l'est de Donetsk. Les tirs provenaient a priori de positions de l'armée ukrainienne et visaient les rebelles sur place.

ats

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