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Des parents de djihadistes accusés de financer le terrorisme

Un père et deux mères sont soupçonnés d’avoir détourné des fonds associatifs pour aider leurs enfants en Syrie.

Le gouvernement français a déployé en 2015 un plan de sensibilisation pour prévenir le recrutement de jeunes pour le djihad.
Le gouvernement français a déployé en 2015 un plan de sensibilisation pour prévenir le recrutement de jeunes pour le djihad.
Capture d'écran Youtube

En octobre 2015, ils témoignaient de leur désarroi face au départ de leurs enfants en Syrie, dans le cadre d’un programme de sensibilisation du plan gouvernemental Stop djihadisme. Aujourd’hui, ils sont soupçonnés d’avoir détourné les fonds de l’association Syrie Prévention Familles pour les aider en Syrie, révèle le Journal du Dimanche (JDD).

Un couple et la directrice de l’association ont été mis en examen ce week-end pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme et abus de biens sociaux en relation avec une entreprise terroriste», avant d’être placés sous contrôle judiciaire. V. B., la responsable de Syrie Prévention Familles, aurait organisé des transferts d’argent pour sa fille de 16 ans partie en 2013 rejoindre les djihadistes et pour une autre mère qui voulait aider son enfant à revenir en France. Cette dernière «reconnaît les transferts en faveur de sa fille mais nie avoir ponctionné la trésorerie de l’association», explique le JDD, qui l’a contactée. Pour prouver sa bonne foi, V.B. s’apprête par ailleurs à démissionner.

Plusieurs milliers d'euros

Pour le cas de la famille D., le couple aurait envoyé plusieurs milliers d’euros à leur fils et à leur fille partis en 2014 en zone irako-syrienne. Selon l’hebdomadaire français, c’est Tracfin, un organe chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent, qui a repéré les transferts suspects (de l’ordre de 13 000 euros) vers la Turquie ou le Liban, en octobre 2016.

L’association Syrie Prévention Familles, créée en 2015, dont le but est de soutenir les proches des «personnes embrigadées par des groupes extrémistes», participer à la prévention des départs dans la zone et «aider les familles à maintenir le contact avec leurs proches toujours présents en Syrie et en Irak», gère «de l’ordre de 90 000 euros de subventions».

L’enquête a été confiée à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière et à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire.

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