Passer au contenu principal

Le Pen boycotte son nouveau procès

L'ex-leader du Front National ne sera pas à son procès mercredi pour ses propos sur les chambres à gaz, qualifiées de «détail» de l'histoire.

Septembre 1987: il assure que les chambres à gaz sont «un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale». La justice le condamne en 1991 à 1,2 million de francs d'amende (183'200 euros) pour avoir banalisé les persécutions nazies.
Septembre 1987: il assure que les chambres à gaz sont «un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale». La justice le condamne en 1991 à 1,2 million de francs d'amende (183'200 euros) pour avoir banalisé les persécutions nazies.
AFP
Septembre 1988: il fait, dans un discours, un jeu de mots avec le nom du ministre de la Fonction publique, Michel Durafour, «Durafour crématoire». Il est condamné en 1993 à 10.000 F d'amende (1524 euros) pour «injure publique».
Septembre 1988: il fait, dans un discours, un jeu de mots avec le nom du ministre de la Fonction publique, Michel Durafour, «Durafour crématoire». Il est condamné en 1993 à 10.000 F d'amende (1524 euros) pour «injure publique».
AFP
5 février 2016: Il estime sur Sud Radio et Public Sénat «qu'il faut supprimer la double nationalité , qui est en effet un élément d'équivoque qui ressemble un peu à la bigamie dans le mariage».
5 février 2016: Il estime sur Sud Radio et Public Sénat «qu'il faut supprimer la double nationalité , qui est en effet un élément d'équivoque qui ressemble un peu à la bigamie dans le mariage».
AFP
1 / 14

L'ancien leader historique de l'extrême-droite française, Jean-Marie Le Pen, a décidé de bouder son procès mercredi à Paris. Il devait répondre de ses déclarations provocatrices sur la Shoah. Le patriarche a invoqué son immunité parlementaire d'eurodéputé.

Jean-Marie Le Pen, poursuivi pour contestation de crime contre l'humanité, «refuse de se présenter» devant les juges, a déclaré lundi son avocat François Wagner. Agé de 87 ans, le co-fondateur du Front national (FN) était convoqué mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir réitéré en avril dernier dans une interview télévisée des déclarations réduisant les chambres à gaz au rang de «détail» de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Ces propos, condamnés par sa fille Marine, ont entraîné l'an dernier sa mise au ban du FN engagé dans une stratégie de normalisation de son image. Jean-Marie Le Pen a contesté cette mise à l'écart en justice.

Antienne rabâchée

La première des sorties du tribun d'extrême droite sur les chambres à gaz remonte au 13 septembre 1987, quand il avait déclaré: «Je n'ai pas spécialement étudié la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale».

Cette remarque lui avait valu une condamnation judiciaire quatre ans plus tard, suivie d'autres en 1997 et 1999, en France et en Allemagne, après la répétition de propos similaires. M. Le Pen avait encore récidivé en 2008 dans un magazine français et en 2009 au Parlement européen.

Interviewé le 2 avril dernier par un journaliste du groupe de radio-télévision RMC-BFMTV qui lui demandait s'il regrettait ces propos, Jean-Marie Le Pen avait refusé de se renier. «Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz», avait-il déclaré.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.