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Le Pen défie Macron sur le site Whirlpool de sa ville d’Amiens

La candidate du FN est allée sur le site de l'usine menacée de fermeture pour délocalisation, où son adversaire était attendu.

Marine Le Pen, candidate du Front national à l'élection présidentielle, parle à la presse à la sortie de l'usine Whirlpool d'Amiens.
Marine Le Pen, candidate du Front national à l'élection présidentielle, parle à la presse à la sortie de l'usine Whirlpool d'Amiens.
EPA

En grillant la politesse à Emmanuel Macron sur le site de l’usine Whirlpool d’Amiens, menacée d’une délocalisation en Pologne, Marine Le Pen a réussi le gros coup médiatique de début de campagne de second tour. Invité par l’intersyndicale de l’usine d’électroménager, le candidat d’En Marche! se trouvait à la Chambre de commerce et d’industrie de sa ville d’Amiens quand la candidate du Front national a débarqué sans prévenir sur le site de l’usine. «Je suis là aux côtés de salariés, sur le parking, pas dans des restaurants amiénois», a déclaré la candidate.

Applaudie par des salariés et par des militants FN venus sur place, Marine Le Pen a fait des selfies et répété qu’avec elle, l’usine ne fermerait pas. «Je suis la candidate des Français qui ne veulent pas être dépossédés de leur emploi, de leur pouvoir d’achat, qui ne veulent pas être mis en concurrence déloyale avec les pays à bas coût. C’est à l’Etat de venir dire ça, c’est un abus ça, c’est une dérive, et je ne laisserai pas faire ça», a déclaré la leader frontiste.

Arrivé devant l’usine avec les représentants syndicaux, Emmanuel Macron a été accueilli par des sifflets venus du piquet de grève, et sans doute aussi de militants FN, avant qu’un dialogue ne s’engage avec les salariés. Il a dénoncé une instrumentalisation de la part de la candidate FN, «puisqu’elle va haranguer des militants politiques sur un parking» et s’est refusé pour sa part à «la démagogie des fausses promesses». Affirmant qu’il connaissait le dossier, l’ex-ministre de l’Economie a assuré les salariés qu’il agirait sur le fond. Il a ajouté, face aux grévistes, que «la fermeture des frontières était une promesse mensongère» de sauvetage.

Par le passé, Emmanuel Macron s’est à plusieurs reprises refusé à faire des promesses sur ce dossier sensible de délocalisation dans sa ville. Il a menacé cependant la direction du groupe de «conséquences si Whirlpool ne se comporte pas bien» dans cette affaire.

Interrogé sur TF1, Jacques Attali, soutien autoproclamé du candidat Macron, a déclaré mercredi que «Whirlpool était une anecdote» et que le «cas de 300 personnes n’est pas du ressort du président». Ces deux phrases dévastatrices ont ajouté au désastre de la journée. L’ex-conseiller du président Mitterrand s’est d’ailleurs fait rudement remettre en place par Richard Ferrand, bras droit du candidat d’En Marche!, qui a estimé dans un tweet que «ce que dit Attali sur Whirlpool est une méprisable anecdote». Ajoutant: «Qu’il se taise!»

La journée de Marine Le Pen n’a cependant pas été toute rose. Elle a en effet appris que le Parlement européen venait de demander la levée de son immunité parlementaire, dans l’affaire des emplois supposés fictifs des attachés du FN.

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