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La place de Laurent Fabius aiguise les appétits

Avant la dernière ligne droite de la présidentielle, Hollande fait encore un remaniement. Martine Aubry ne dirait pas non…

Laurent Fabius, le numéro deux du gouvernement de François Hollande, devrait poursuivre sa carrière politique en qualité de président du Conseil constitutionnel. EPA
Laurent Fabius, le numéro deux du gouvernement de François Hollande, devrait poursuivre sa carrière politique en qualité de président du Conseil constitutionnel. EPA

Avec le départ du gouvernement de Laurent Fabius (69 ans), c’est le dernier des éléphants de l’épopée mitterrandienne qui quitte la scène. Celui qui fut le plus jeune premier ministre de la Ve République (de 1984 à 1986 – il avait 38 ans) libère en effet son poste de ministre des Affaires étrangères qu’il occupait depuis le retour de la gauche au pouvoir en 2012. Le numéro deux du gouvernement de Hollande devrait poursuivre sa carrière politique en qualité de président du Conseil constitutionnel.

Le président de la République François Hollande a en effet proposé Laurent Fabius pour succéder à Jean-Louis Debré (président depuis 2007). Ce scénario était dans l’air depuis des mois, mais au Quai d’Orsay, tout avait été fait pour ne pas éventer ce scénario. Interrogé par nos soins en septembre 2015 sur cette question, il affirmait vouloir aller au bout du quinquennat à son poste! Ce «transfert» de Laurent Fabius vers l’institution qui examine la conformité des lois avec la Constitution relance évidemment tous les scénarios pour l’ultime remaniement ministériel que François Hollande pourra se permettre à seize mois de la présidentielle 2017. Qui pour le Quai d’Orsay? Qui pour un ministère régalien de première importance? François Hollande, reparti en chute libre dans les sondages de popularité, en difficulté avec sa propre majorité sur la question de la déchéance de nationalité et contesté par la société civile de gauche qui réclame une primaire, a sans doute une dernière carte à jouer.

Multiples inconnues

Ainsi, dans cette équation à multiples inconnues, dans laquellle François Hollande est passé maître et qui passionne tant la presse parisienne, de nombreuses combinaisons ont été avancées. Avec la ministre de l’Environnement Ségolène Royal ou l’ancienne ministre des Affaires européennes Elisabeth Guigou, ce sont les scénarios parité homme-femme dans les postes clés qui sont privilégiés. Avec l’ancien ministre des Affaires étrangères et secrétaire général de l’Elysée Hubert Védrine ou l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault, c’est l’expérience qui serait choisie. Avec une promotion au Quai d’Orsay du secrétaire d’Etat au commerce extérieur Matthias Fekl (38 ans), c’est un nouveau coup de jeune qui serait donné. Après celui de Myriam el-Khomri au Ministère du travail…

Aubry sur les rangs

Et Martine Aubry? C’est en effet le dernier bruit qui court. La maire de Lille aurait fait savoir au président François Hollande qu’elle ne refuserait pas le poste si on le lui proposait. Et selon les analystes, elle serait bien inspirée de retrouver une vraie visibilité sur le plan national afin notamment de contrer son vieil ennemi Manuel Valls. Si l’idée d’une primaire à gauche finit par s’imposer ou si la gauche est sèchement battue en 2017, tous les ténors veulent être en première ligne. La défaite ne peut être que celle de François Hollande. Et il faudra quelqu’un pour reprendre en main le parti et incarner le renouveau du PS!

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