Le procès Closer-Gayet retrace la traque de l'actrice

«Juliegate»Le procès opposant Julie Gayet au magazine Closer s'est déroulé aujourd'hui devant le tribunal de Nanterre pour «atteinte à l'intimité de la vie privée».

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Le procès pénal opposant Julie Gayet à Closer, qui a révélé sa liaison avec François Hollande, s'est déroulé mardi devant le tribunal de Nanterre, pour «atteinte à l'intimité de la vie privée», au sujet d'une photo de la comédienne au volant de sa voiture prise au terme d'une course-poursuite.

La comédienne de 42 ans avait porté plainte après la publication le 17 janvier dans l'hebdomadaire people de cette photo, une semaine après les révélations du magazine sur sa liaison avec le chef de l'État.

Mi-avril, le parquet avait décidé de renvoyer en correctionnelle le paparazzi Sébastien Valiela, auteur des premiers clichés volés de François Hollande et de Julie Gayet, son beau-frère et collaborateur Laurent Viers, Carmine Perna, directeur général de Mondadori Magazines France - qui édite Closer - et Laurence Pieau, directrice de la rédaction du journal.

Une fausse carte de journaliste

Laurent Viers est soupçonné d'avoir photographié Julie Gayet au volant de sa voiture le 2 janvier rue de Sèvres, dans le quartier cossu du Bon marché à Paris, ce qu'il conteste.

Il a comparu également pour «faux» et Laurent Valiela pour «complicité de faux» car la police a retrouvé, au cours d'une perquisition au domicile du premier, une fausse carte de journaliste fabriquée à partir du document authentique de Sébastien Valiela.

Décision le 2 septembre

Les deux responsables du magazine étaient, quant à eux, poursuivis pour avoir publié cette photo sans le consentement de la comédienne. Le ministère public a notamment requis 5000 euros (6000 francs) d'amende avec sursis à leur encontre, ainsi que la diffusion par voie de presse du jugement.

A l'encontre de Laurent Viers, «un traqueur motocycliste», il a notamment demandé une interdiction d'entrer en relation avec Julie Gayet pendant 3 ans et une interdiction de conduire un véhicule à moteur pendant 3 mois. Le tribunal rendra sa décision le 2 septembre.

«On avait deux angles à surveiller»

Si Sébastien Valiela, 43 ans, est l'auteur déclaré des premiers clichés publiés par Closer, il n'aurait en revanche «pas pris un risque au pénal pour une histoire comme ça», pour cette photo de Julie Gayet au volant de sa voiture, considérée par la jurisprudence comme un lieu privé.

Photographe indépendant depuis 1995, il travaille avec Laurent, 47 ans, passé de la restauration à la photo. Jean à la mode et hauts noirs, les deux grands gamins grisonnants, volontiers plaisantins, ne se quittent plus au passage de l'année 2014.

Rue du Cirque, devant l'appartement censé abriter la liaison secrète, «on avait deux angles à surveiller», explique Sébastien, qui planquait près de la porte cochère, tandis que Laurent guettait toute la journée, plus loin.

«Je n'arrivais pas à m'en débarrasser»

Mais le 2 janvier, c'est à scooter et casqué, que ce dernier aurait pris «tous les risques». «Je n'arrivais pas à m'en débarrasser», avait confié aux enquêteurs l'actrice, qui avait identifié le photographe sur planches photographiques.

Face aux dénégations du photographe, les policiers vont faire parler les téléphones portables. Résultat: le 2 janvier, à 13H21, les portables de Laurent Viers et de Julie Gayet sont localisés à quelques centaines de mètres du Bon marché. Oui, il la suivait, «pour avoir des informations», mais ce n'est pas lui qui l'a photographiée, jure-t-il à la cour. D'autant que pour son avocat, Me Fabien-Jean Garrigues, «il n'y a aucun élément matériel» prouvant qu'il en est l'auteur.

Un euro symbolique

A la barre, la directrice de Closer a entretenu le mystère sur l'identité de l'auteur du fameux cliché. La voiture, «pour moi, ce n'est pas un endroit privé», a-t-elle défendu. «Je n'ai pas eu le sentiment d'enfreindre la loi».

L'avocat de Julie Gayet, Me Jean Ennochi, a réclamé l'euro symbolique pour le préjudice de sa cliente. «Elle vit des choses difficiles, elle a été traquée, sa vie privée mise sur la place publique», a-t-il déclaré après l'audience.

Le 27 mars, Closer a été condamné à verser à l'actrice 15'000 euros (18'200 francs) de dommages et intérêts pour avoir diffusé des images volées d'elle et de François Hollande, prises séparément devant un immeuble à une centaine de mètres de l'Élysée. Une enquête a par ailleurs été ouverte pour «mise en danger de la vie d'autrui». (afp/nxp)

Créé: 01.07.2014, 21h06

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