Républicains: la route est encore longue pour Sarkozy

Revue de presseLa presse française estime qu'avec le changement de nom du parti, Nicolas Sarkozy poursuit sa stratégie de reconquête mais doit encore convaincre.

A la demande de Nicolas Sarkozy, les militants ont choisi de renommer le changement de nom de l'UMP.

A la demande de Nicolas Sarkozy, les militants ont choisi de renommer le changement de nom de l'UMP. Image: (photo d'illustration)/Reuters

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Le changement de nom de l'UMP, qui devient «Les Républicains», est une étape dans la stratégie de Nicolas Sarkozy pour reconquérir le pouvoir mais la route est encore longue pour l'ancien président, estime la presse ce samedi 30 mai.

«Six mois tout juste depuis son élection à la présidence de l'UMP. Dix-huit mois tout juste jusqu'à la primaire de la droite et du centre. Pour atteindre son objectif d'être à nouveau le champion de son camp à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a accompli le quart du chemin», calcule Guillaume Tabard dans Le Figaro.

Dans L'Est républicain, Alain Dusart juge que, «certes poussif au départ, le retour de Nicolas Sarkozy est réussi». Mais «il lui reste à convaincre que le changement de nom n'est pas un simple tour de passe-passe pour effacer Bygmalion et les affaires», ajoute l'éditorialiste.

«Les Républicains doivent convaincre que changer avec les mêmes est possible. Un autre défi», explique Hervé Chabaud dans L'Union.

Vive concurrence

«Outre les affaires judiciaires qui collent aux basques de l'ancien chef de l'État, le handicap Juppé ne saurait être sous-estimé», ajoute Le Midi libre sous la plume de Philippe Palat.

Certes, «en orchestrant cette opération, c'est bien plus qu'un changement de nom que Nicolas Sarkozy met en musique, il solde carrément l'ère Juppé», affirme Stéphane Siret dans Paris Normandie.

Si l'unité «n'est peut-être qu'apparente à l'UMP, Nicolas Sarkozy a réussi à la mettre en scène avant ce rendez-vous fondateur» du congrès de La Villette, estime Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

Derrière l'apparente harmonie, «la concurrence des prétendants à l'investiture est plus vive que jamais», assure Pierre Fréhel du Républicain lorrain.

(afp/nxp)

Créé: 30.05.2015, 08h16

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