Samedi, l'UMP deviendra Les Républicains

FranceQuelque 20'000 personnes sont attendues samedi à Paris pour le congrès de l'UMP qui deviendra Les Républicains.

Le changement de nom de l'UMP a été voulu par son président, Nicolas Sarkozy.

Le changement de nom de l'UMP a été voulu par son président, Nicolas Sarkozy. Image: AFP

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L'UMP fait peau neuve. Elle deviendra «Les Républicains» samedi, lors de son congrès Porte de la Villette à Paris, où 20'000 personnes environ sont attendues pour célébrer la métamorphose d'un parti qui, espèrent ses dirigeants, leur permettra de réussir l'alternance en 2017.

Exit l'Union pour un mouvement populaire, place aux Républicains. Ce nouveau nom, voulu par son président Nicolas Sarkozy notamment pour faire oublier les affaires qui s'y rattachent (Bygmalion) et les dissensions de la fin 2012 qui avaient failli la faire imploser mais fortement contesté par la gauche qui y voit une captation d'héritage, devrait être validé lors du vote électronique organisé jeudi et vendredi.

Les 213'030 adhérents (à jour de cotisation au 31 décembre 2014) doivent donner leur avis sur trois sujets: outre le nom, les nouveaux statuts du parti (garantissant «démocratisation» et «modernisation» du mouvement, selon leurs concepteurs) et la composition de son nouveau Bureau politique, organe de décision du parti. Fort de 120 membres, ce BP est deux fois plus gros que le précédent.

«Privatiser l'idéal républicain»?

Les Républicains, «ce n'est pas simplement un changement de nom. Les socialistes ont voulu faire du changement de nom une polémique. Mal leur en a pris», a de nouveau ironisé Sarkozy, jeudi, après avoir voté au siège de l'UMP, en allusion à la décision de la justice de débouter les organisations et élus de gauche qui voulaient empêcher l'adoption de ce nouveau nom de baptême, au motif qu'il est «impossible de privatiser l'idéal républicain».

«Derrière cela, il y a quelque chose de plus sérieux. Est-ce qu'on peut ramener à la politique des gens qui se sont détournés de la politique? Est-ce qu'on peut convaincre des gens, au-delà du seul clivage gauche-droite, qu'il y a un enjeu qui nous dépasse tous: c'est le pays?», a demandé l'ex-chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy ambitionne de rassembler «500'000 adhérents» d'ici à 2017, dont il espère que le plus grand nombre soit sarkozyste, ce qui lui donnerait d'autant plus de chances de l'emporter à la primaire de novembre 2016.

Mais le temps est aujourd'hui au «collectif», assure Nicolas Sarkozy. «J'essaie de faire en sorte que cette part personnelle soit la plus faible possible. C'est un enjeu collectif. On parle de quoi ? De l'avenir de notre pays. De l'alternance. D'une situation invraisemblable dans laquelle se trouve la France aujourd'hui», a-t-il réaffirmé.

60 intervenants

Samedi, les principaux ténors du mouvement prendront la parole (sauf Jean-François Copé, ex-président de l'UMP qui poursuit sa cure de silence médiatique). Au total, 60 intervenants se succéderont à la tribune. L'ouverture des portes se fera à 09h00. La journée sera close par le discours, vers 15H00, de Nicolas Sarkozy, qui durera une heure environ.

Le président des Républicains devrait approfondir ce qu'il avait dit en meeting à Paris le 7 novembre, lors de sa campagne pour la présidence de l'UMP, en martelant le mot «République» plus de 80 fois. Multipliant les références à de Gaulle, l'ex-chef de l'Etat avait parlé Nation, identité, laïcité, fermeté, refus de l'assistanat, tout au long de ce dixième meeting de campagne.

Venir avec son sandwich

Neuf séquences sont prévues tout au long de la journée, animée par un quatuor paritaire -Gérald Darmanin, Thierry Solère, Valérie Debord et Brigitte Barèges- et conclue chacune par un des responsables du parti. Les ex-sportives Maud Fontenoy et Marion Bartoli devraient être présentes, la chancelière Angela Merkel envoyer un message de soutien par vidéo.

Restrictions budgétaires obligent (le parti est endetté à hauteur de près de 70 millions d'euros), chacun a été invité à venir avec son sandwich. Selon l'UMP, le budget du congrès se monte à près de 550'000 euros, somme relativement modique comparée à celles engagées pour des manifestations UMP comparables.

Il ne devrait pas y avoir de couacs, les ténors ayant conscience de l'enjeu d'apparaître «unis et rassemblés», même si les candidats déclarés ou pas encore à la primaire ont depuis longtemps la tête tournée vers 2016. Après le congrès, place aux grandes manœuvres en vue de cette échéance.

(afp/nxp)

Créé: 28.05.2015, 15h54

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