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Florence Cassez«Sans Sarkozy, elle serait toujours en prison»

L'ex-ministre UMP Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, a assuré jeudi que sans l'ancien président, «premier à croire à l'innocence de Florence Cassez», celle-ci serait «toujours en prison» au Mexique.

Florence Cassez et son avocat Franck Berton ont répondu aux questions du journaliste Gilles Bouleau sur TF1.
Florence Cassez et son avocat Franck Berton ont répondu aux questions du journaliste Gilles Bouleau sur TF1.
AFP
Dès son arrivée, Florence Cassez avait retrouvé son plus beau sourire.
Dès son arrivée, Florence Cassez avait retrouvé son plus beau sourire.
AFP
Valérie Trierweiler (à droite) salue Charlotte Cassez.
Valérie Trierweiler (à droite) salue Charlotte Cassez.
AFP
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Alors qu'une polémique germe sur le rôle joué par les deux présidents successifs dans la libération de la Française, l'eurodéputé d'opposition a déclaré sur Europe1 que les remerciement devaient être «collectifs». Mais Nicolas Sarkozy «a été le premier à croire à l'innocence de Florence Cassez».«Son volontarisme a contribué à faire basculer l'opinion ou du moins les faiseurs d'opinion», a insisté Brice Hortefeux.

Comme on lui faisait observer que le dénouement était intervenu pendant le quinquennat de François Hollande, il a répondu : «il faut toujours du temps, mais ce qui apparaît très clairement, c'est que Nicolas Sarkozy a fait prévaloir la justice sur la realpolitik». «S'il n'avait pas engagé cette pression considérable, rien n'aurait changé bien sûr et Florence Cassez serait toujours en prison».

Sarkozy «ému»

La mère de Florence, Charlotte Cassez, a indiqué sur iTélé que sa fille «avait demandé à Nicolas Sarkozy d'être présent à son arrivée à Paris». Finalement, ils se verront «très, très vite, de façon privée, mais pas à l'aéroport», a affirmé l'entourage de l'ex-chef de l'Etat, qui s'est dit «très ému et très heureux» et s'est entretenu avec l'ex-détenue par téléphone.

Charlotte Cassez a salué l'action de l'ancien président mais aussi le soutien de François Hollande dans ce dossier, refusant d'alimenter un début de polémique comparant les «méthodes» des deux présidents. «Il y avait un très net blocage du côté du Mexique, le Mexique commençait à se moquer de nous», a-t-elle rappelé. Aujourd'hui, les choses sont «moins compliquées, surtout parce que Felipe Calderon a quitté la présidence du Mexique, forcément ça détend l'atmosphère», a-t-elle ajouté.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a souligné jeudi le «combat» mené par Nicolas Sarkozy, «et puis bien sûr ensuite par François Hollande», pour obtenir la libération de Florence Cassez au Mexique, dont il s'est encore félicité. «Je voulais vraiment dire à nouveau combien chaque Français et chaque Française a dû se sentir très, très ému hier soir, très heureux pour Florence», a affirmé M. Copé, évoquant une «immense joie» et une «immense émotion», en ouvrant les travaux d'une convention de l'UMP sur la famille.

Le président François Hollande a immédiatement «salué» la libération de la jeune femme de 38 ans, emprisonnée depuis le 8 décembre 2005, en évoquant la fin d'une «période particulièrement douloureuse». Il a remercié «tous ceux qui, au Mexique comme dans notre pays, se sont engagés pour que la vérité et la justice prévalent».

Sarkozy vs Hollande

Jeudi, un début de polémique pointait, beaucoup ne pouvant s'empêcher de comparer les méthodes Sarkozy et Hollande. L'ancien ministre Claude Guéant (UMP) a qualifié de «basse politique politicienne» ces comparaisons, qu'il a attribuées à «certains à l’Élysée, disant que c'est le triomphe d'une méthode par rapport à une autre».

Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a vanté «la méthode» en «discrétion» de François Hollande. La Cour suprême du Mexique a mis fin mercredi à plus de sept ans de cauchemar vécu par la Française.«Ma fille s'est battue, elle a gagné sa liberté», a dit mercredi soir Charlotte Cassez dans une brasserie parisienne où s'était retrouvé le comité de soutien.

Valérie Trierweiler, compagne du président de la République, était à ses côtés à l'annonce de la libération. Florence Cassez a reçu le soutien de nombreuses personnalités, comme les acteurs Alain Delon et Marion Cotillard.

AFP

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