Sept candidats en lice à la primaire de la gauche

PrésidentielleSi l'ancien Premier ministre Manuel Valls fait figure de favori, il devra toutefois se rappeler la déconfiture d'Alain Juppé.

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Ils sont au moins sept candidats à participer à la primaire organisée par le Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2017. Les rendez-vous sont fixés les 22 et 29 janvier.

Après avoir défié François Hollande en se disant «prêt» à se présenter à l'élection présidentielle quatre jours avant le renoncement du président sortant, Manuel Valls a franchi le pas le 5 décembre en se déclarant candidat via la primaire.

«J'ai cette force en moi, cette volonté de servir mon pays, c'est au-delà des mots, c'est une conviction totale, je veux tout donner pour la France qui m'a tant donné», a-t-il dit.

Arnaud Montebourg

Après avoir fait planer le doute sur sa participation à la primaire, Arnaud Montebourg a annoncé sa candidature le 2 octobre sur TF1. L'ancien ministre de l'Economie de 54 ans avait été le troisième homme de la primaire socialiste de 2011 avec 17,19% des voix.

«Il y a un échec de sa politique (de François Hollande) et Manuel Valls est à la tête de cette politique qui a échoué.» «La gauche n'a pas redressé le pays et la gauche a disloqué son camp», a affirmé celui qui a fondé le micro-parti «Le projet France». «Je crois que si nous nous rassemblons nous pouvons l'emporter en 2017.»

Benoît Hamon

L'ancien ministre de l'Education nationale Benoît Hamon, qui a quitté le gouvernement en 2014, a officialisé sa candidature le 16 août sur France 2. A 49 ans, le député des Yvelines avait apporté son soutien à la maire de Lille Martine Aubry lors de la primaire de 2011.

«Au terme d'un quinquennat déboussolé, la gauche est sans repère, éclatée entre deux camps qui s'estiment irréconciliables (...) Les électeurs de gauche n'ont pas à endosser l'impopularité d'un gouvernement qui a échoué, de la loi travail à la déchéance de la nationalité, parce qu'il s'est rallié aux axiomes de ses adversaires», a déclaré Benoît Hamon, créateur du micro-parti «Elpis». «Les quinquennats se succèdent, les hommes providentiels aussi, mais les problèmes des Français restent sans solution.»

François de Rugy

François de Rugy, co-fondateur du mouvement «Ecologistes!» et député de Loire-Atlantique, a annoncé sa participation à la primaire le 12 juillet sur France Inter et à Ouest France. Le vice-président de l'Assemblée nationale, âgé de 42 ans, a quitté Europe Ecologie-les Verts à l'été 2015, estimant que le parti s'enfonçait «dans une dérive gauchiste».

«J'ai pris la décision d'être le candidat écologiste et réformateur à cette primaire de rassemblement (...) La primaire peut contribuer à débloquer ce que les partis n'arrivent pas à faire depuis des années.»

Marie-Noëlle Lienemann

La sénatrice socialiste de Paris, Marie Noëlle Lienemann qui militait depuis le début de l'année pour l'organisation d'une primaire, a annoncé le 24 mars sa participation à la consultation de janvier avant de la confirmer le 1er octobre dernier. Classée à gauche du PS, animatrice du courant «maintenant la gauche», l'ancienne ministre (1992-1993) et secrétaire d'Etat chargée du logement (2001-2002) a 65 ans.

«La France a besoin de justice sociale, un impérieux besoin de justice sociale. La France a besoin de la gauche. Pas d'une gauche délavée, honteuse, archaïque.»

Jean-Luc Benhamias

Le président du Front démocrate Jean-Luc Benhamias a été investi le 19 novembre par le conseil national de l'Union des démocrates et écologistes (UDE), présidée par Jean-Vincent Placé.

Agé de 62 ans, Jean-Luc Benhamias avait déclaré sa candidature le 21 juin à France Soir. «Je suis le candidat démocrate à la primaire de la gauche.»

Gérard Filoche

L'ancien inspecteur du travail, membre du conseil national du PS Gérard Filoche, a confirmé le 6 octobre sur son blog sa candidature. Il s'était fait connaître au niveau national en 2013 en s'emportant contre le ministre du Budget Jérôme Cahuzac qui venait d'avouer avoir menti sur l'existence d'un compte à l'étranger.

«Dès qu'il y a deux, trois, quatre candidatures de gauche à la présidentielle, ce sera le désastre le soir du 23 avril 2017, et nous n'aurons plus qu'à pleurer toutes les larmes de notre corps devant le sinistre choix entre le FN et LR et ses conséquences.» (ats/nxp)

Créé: 06.12.2016, 07h28

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