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ItalieCondamné, Silvio Berlusconi perd son siège de sénateur

Le Sénat italien a décidé mercredi l'éviction de Silvio Berlusconi, suite à sa condamnation en août pour fraude fiscale dans l'affaire de son empire médiatique Mediaset.

Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été chassé mercredi du parlement après une infamante condamnation pour fraude fiscale. (27 novembre 2013)
Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été chassé mercredi du parlement après une infamante condamnation pour fraude fiscale. (27 novembre 2013)
AFP
Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été chassé mercredi du parlement après une infamante condamnation pour fraude fiscale. (27 novembre 2013)
Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été chassé mercredi du parlement après une infamante condamnation pour fraude fiscale. (27 novembre 2013)
AFP
Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été chassé mercredi du parlement après une infamante condamnation pour fraude fiscale. (27 novembre 2013)
Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été chassé mercredi du parlement après une infamante condamnation pour fraude fiscale. (27 novembre 2013)
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Le «Cavaliere», déchu, a toutefois promis de «continuer à combattre».

Cette décision était attendue, les élus du Parti démocrate (PD, gauche) d'Enrico Letta et ceux du Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Beppe Grillo ayant fait savoir qu'ils se prononceraient pour la déchéance du «Cavaliere», qui est au coeur de la vie politique italienne depuis près de vingt ans.

Les élus de la Chambre haute ont rejeté neuf textes déposés par les partisans de M. Berlusconi pour tenter d'empêcher sa déchéance. Le président du Sénat Pietro Grasso a en conséquence annoncé que l'ancien président du Conseil ne pouvait plus occuper son siège.

Une loi, adoptée en 2012, prévoit l'inéligibilité pendant six ans de tout élu condamné à une peine de plus de deux ans de prison.

«Peloton d'exécution»

«Aucun leader politique n'a jamais subi une persécution comme celle que j'ai vécue», s'est plaint l'ex-chef du gouvernement, évoquant même «un peloton d'exécution» et accusant «une magistrature communiste d'avoir ouvert la route à la conquête du pouvoir par la gauche».

A 77 ans, l'ex-chef du gouvernement n'a rien perdu de sa combativité. Dénonçant un «coup d'Etat» dont il serait victime, il a promis de mobiliser tous ses moyens contre le gouvernement de «large entente», réunissant le PD et des dissidents du courant berlusconien qui ont fondé le Nouveau Centre Droit (NCD) sous la direction du ministre de l'Intérieur Angelino Alfano.

Le Cavaliere s'est dit convaincu qu'il obtiendrait «un renversement total des décisions qui aboutiront à un non-lieu complet». Alors que les sénateurs votaient sur son exclusion, il s'est adressé à plusieurs milliers de ses partisans rassemblés devant sa résidence romaine du palais Grazioli.

«Deuil pour la démocratie»

«C'est un triste jour, un jour de deuil pour la démocratie italienne», a-t-il lancé, accusant les magistrats qui l'ont condamné de vouloir l'éliminer politiquement pour instaurer le «socialisme» dans le pays.

Il a promis de continuer le combat politique même sans mandat parlementaire, comme le fait Beppe Grillo. «Je ne vais pas me retirer dans un couvent !», a-t-il assuré.

Cette manifestation devant le palais Grazioli, non loin du Sénat, «n'est que le début» d'un grand mouvement de «défense de la démocratie», avait prévenu celui qui se dit victime de «juges rouges» et d'un complot politique.

Forza Italia relancée

Sur les ruines du parti du Peuple de la liberté (PDL), Silvio Berlusconi a officiellement relancé ce mois-ci sa formation Forza Italia, qu'il avait créée en 1994 en entrant en politique. Il restera à sa tête.

Mardi, Forza Italia a refusé de voter la confiance au gouvernement sur le projet de budget pour 2014 mais l'équipe d'Enrico Letta l'a tout de même emporté au Sénat par 171 voix contre 135, grâce aux élus du NCD.

Selon de récents sondages, Forza Italia et ses alliés de droite obtiendraient 34,5 à 37% des voix en cas d'élections anticipées, contre 31 à 33% pour le centre gauche.

Peine revue à la baisse

Dimanche, le président de la République Giorgio Napolitano a déclaré qu'il ne pouvait gracier Silvio Berlusconi et l'a exhorté à maintenir ses protestations dans les limites de la loi.

Le chef du centre droit a été condamné à quatre années de prison dans l'affaire Mediaset. En raison de son âge, la peine a été ramenée à un an et l'homme d'affaires a choisi de la purger sous la forme de travaux d'intérêt général.

ats

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