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Au tour des professions libérales réglementées de faire grève

Après les pilotes d'Air France, ce sont aujourd'hui les pharmaciens, huissiers, notaires et médecins qui font grève contre un projet de réforme qui remet en question leurs tarifs et leurs monopoles.

Pharmaciens, huissiers, notaires, médecins... Les professions libérales réglementées sont en grève ce mardi 30 septembre.
Pharmaciens, huissiers, notaires, médecins... Les professions libérales réglementées sont en grève ce mardi 30 septembre.
AFP

Pharmaciens, huissiers, notaires, médecins... Les professions libérales réglementées sont en grève ce mardi 30 septembre contre un projet de réforme annoncé par le gouvernement français, qui remet en question leurs tarifs et leurs monopoles.

L'Union nationale des professions libérales (UNAPL), qui a appelé à une «journée sans professionnels libéraux», s'attend une participation «très forte», avec des rassemblements dans toute la France.

Dans le viseur des grévistes, le projet de loi «pour la croissance» annoncé début juillet par le gouvernement de gauche, qui inclut un volet sur les professions réglementées et remet en question leurs tarifs et leurs monopoles.

La question du numerus clausus

Après les manifestations des notaires et des huissiers à Paris à la mi-septembre, les pharmaciens seront cette fois-ci à la pointe de la mobilisation, avec un taux de fermeture des officines avoisinant 90% en moyenne. Réquisitionnées pour assurer la permanence des soins, comme le prévoit la loi, des pharmacies de garde seront néanmoins ouvertes toute la journée.

La mobilisation des libéraux se traduira aussi par des fermetures de cabinets médicaux, parfois pour quelques heures seulement. D'autres professions, comme les greffiers des tribunaux de commerce ou les administrateurs et mandataires judiciaires, privés de droit de grève, manifesteront leurs inquiétudes auprès de leurs publics respectifs.

Parmi les mesures qui inquiètent ces professionnels, certaines font l'unanimité contre elles, comme l'ouverture du capital des sociétés d'exercice libéral (SEL) à des non-professionnels. Les professions médicales s'inquiètent en outre d'une éventuelle suppression du numerus clausus, qui limite actuellement le nombre d'étudiants en médecine, pharmacie, chirurgie dentaire et kinésithérapie, entre autres.

Macron plus prudent que Monterbourg

Annoncé début juillet par l'ancien ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg, le projet de «loi pour la croissance» devait inclure un volet sur les professions réglementées, afin de «restituer l'équivalent de 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français».

Face à la fronde des professions concernées, le nouveau ministre Emmanuel Macron a repoussé la réforme à 2015 et assuré qu'elle serait limitée à de «petits déblocages».

«On ne va pas résoudre les problèmes des Français en sacrifiant les notaires ou les pharmaciens. Il ne faut pas raconter d'histoires. Je ne vais pas dire qu'on rendra 6 milliards de pouvoir d'achat aux Français, ce n'est pas vrai, c'est une illusion», a-t-il déclaré mi-septembre.

Mais le président de l'UNAPL estime que le gouvernement «n'a donné aucun signe d'ouverture et persiste à vouloir maintenir une réforme absurde».

(ats)

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