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Crise de la detteTroisième plan d'aide: débats enlisés au Parlement grec

La phase finale de l'adoption du troisième plan d'aide à la Grèce en cinq ans a pris des allures de course d'obstacles.

Un vote favorable du Parlement grec ne fait guère de doute dans la mesure où l'opposition s'est engagée à soutenir le gouvernement du premier ministre Alexis Tsipras.
Un vote favorable du Parlement grec ne fait guère de doute dans la mesure où l'opposition s'est engagée à soutenir le gouvernement du premier ministre Alexis Tsipras.
AFP

Le débat au Parlement grec sur le troisième plan d'aide au pays en cinq ans était toujours en cours vendredi matin à Athènes. Il provoque la révolte de membres éminents de Syriza, dont la présidente de l'assemblée, qui mène une véritable guérilla de procédure.

Membre du parti de gauche radicale au pouvoir Syriza, mais farouchement opposée au plan, Zoé Konstantopoulou est décidée à faire durer les débats le plus longtemps possible. A 8 heures (7 heures, en Suisse), après s'être absentée quelques heures, elle est revenue en séance pour expliquer le projet de loi était «anticonstitutionnel».

Et elle a très clairement pris ses distances avec Alexis Tsipras. «Je ne défendrai plus le premier ministre, a-t-elle dit, qui a rejoint la liste des Premiers ministres des plans de sauvetage de la Grèce, en jetant ses camarades aux chiens, ce qui me fait mal».

Depuis jeudi matin

Le débat parlementaire à Athènes, engagé en commissions depuis la matinée de jeudi, ne devait sans doute pas s'achever avant 10 heures (9 heures, en Suisses) ce vendredi 14 août. Le temps d'examiner à fond le projet de loi de 400 pages sur ce plan d'aide de 85 milliards d'euros.

Outre Zoé Konstantopoulou, et vraisemblablement l'ancien ministre de l'économie Yanis Varoufakis, une autre figure de Syriza s'apprête à voter contre le plan: l'ex-ministre de l'énergie Panagiotis Lafazanis, favorable au retour à la drachme, qui a appelé jeudi à la création d'un mouvement national anti-austérité.

Le gouvernement a sèchement pris acte que «les chemins s'écartaient», alors que trois grands partis d'opposition devraient apporter la plupart de leurs voix au plan d'aide.

Doutes sur le vote de l'Eurogroupe

Un peu plus tôt, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos avait plaidé pour sa part pour qu'on presse le pas. «C'est simple, a-t-il dit, l'Eurogroupe est à 16 heures demain (15 heures à Bruxelles), et sans (le vote grec) l'Eurogroupe ne prendra pas de décision» sur l'accord.

L'adoption rapide du plan par les ministres des Finances de la zone euro lors de cette réunion semblait aussi menacée par «les questions» que se pose encore Berlin, tandis que le FMI mettait désormais des conditions très nettes à sa participation financière.

ats

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