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Une vidéo tronquée de Biden épinglée

Un montage qui donne l'impression que Biden soutient Trump a été signalé comme «faux» ou «manipulé» par Facebook et Twitter.

Joe Biden est actuellement en tête des primaires démocrates. (Photo d'archives 2020)
Joe Biden est actuellement en tête des primaires démocrates. (Photo d'archives 2020)
AFP

Facebook et Twitter ont signalé comme «fausse» ou «manipulée» une vidéo de Joe Biden, candidat à l'investiture démocrate, partagée par Donald Trump. La mesure intervient dans le cadre de leur lutte contre la désinformation.

Le contenu, un montage vidéo qui donne l'impression que Joe Biden soutient le président américain, a été étiqueté comme «en partie faux» sur Facebook et comme un «manipulé» sur Twitter. A l'approche de la présidentielle américaine, les deux réseaux sont au coeur du débat sur l'attitude à adopter face aux tentatives de désinformation politique.

Facebook a ainsi choisi de donner carte blanche à tous les candidats (locaux ou nationaux), pour leurs messages ou leurs publicités, dans la limite des règles générales (contre la nudité, les risques de violence physique ou encore les fausses informations sur le déroulement d'un scrutin).

Le réseau social dominant part du principe qu'il revient au public et à la société civile d'évaluer les propos des politiques. Mais il est intervenu cette fois-ci parce que cette vidéo trompeuse avait été mise en ligne avant que Donald Trump ne la partage.

Fact-checking renforcé

«Des vérificateurs indépendants ont évalué cette vidéo comme 'en partie fausse', donc nous réduisons sa diffusion et affichons du contexte pour les personnes qui la voient, qui essaient de la partager ou l'ont déjà partagée», a expliqué un porte-parole de la plateforme à l'AFP.

L'AFP participe dans plus de 30 pays et 10 langues au «Third party fact-checking», programme de vérification par des médias développé par Facebook. Avec ce programme, qui a démarré en décembre 2016, Facebook rémunère une soixantaine de médias à travers le monde, généralistes ou spécialisés, pour l'utilisation de leurs «fact-checks» sur sa plateforme et sur Instagram.

Si une information est diagnostiquée comme fausse ou trompeuse par l'un de ces médias, les utilisateurs sont moins susceptibles de la voir apparaître dans leur fil d'actualité.

De l'importance du contexte

Twitter a de son côté banni les publicités à caractère politique. Début février, la plateforme des gazouillis a en outre annoncé se lancer dans la lutte contre les contenus «manipulées» : des montages photo, vidéo ou audio qui visent à tromper le public ou risquent de nuire à des personnes, en incitant à la violence ou en portant atteinte à leur liberté d'expression.

Le réseau, très utilisé par Donald Trump, avait indiqué que ces mesures s'appliqueraient à tous, y compris à ses utilisateurs politiques, à partir du 5 mars.

La vidéo postée par Dan Scavino, responsable des réseaux sociaux à la Maison Blanche, montre Joe Biden déclarant à une foule «Nous allons forcément réélire Donald Trump». Le président américain a ensuite partagé ce montage, qui avait été vu plus de 6 millions de fois lundi.

L'ancien vice-président de Barack Obama parlait en réalité de la nécessité pour le parti démocrate de mettre fin aux attaques internes et de s'unir à l'issue des primaires. «Nous allons forcément réélire Donald Trump si nous restons dans cette logique de peloton d'exécution entre nous», a-t-il dit lors d'un discours de campagne dans le Missouri.

(ats)

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