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Expulsée par Morales, l'USAID a cessé toute activité en Bolivie

L'agence américaine d'aide au développement (USAID) a cessé lundi toutes ses activités en Bolivie. Elle avait été expulsée du pays en mai par le président Evo Morales, qui l'accusait d'activités «politiques».

Evo Morales accusait l'organisation américaine de «comploter» et de poursuivre «des objectifs politiques et non des objectifs sociaux».
Evo Morales accusait l'organisation américaine de «comploter» et de poursuivre «des objectifs politiques et non des objectifs sociaux».
AFP

Présente dans ce pays andin depuis 1964, l'USAID affirme y avoir investi deux milliards de dollars (environ 1,8 milliard de francs). «Tous les projets ont été suspendus et à partir de cette date (le 30 septembre) l'USAID n'administre ni ne dirige aucun programme de coopération en Bolivie», selon un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis à La Paz.

La semaine dernière, la municipalité de La Paz, dirigée par l'opposition au gouvernement Morales, avait voté l'expropriation des locaux de l'USAID, estimés à 2,5 millions de dollars.

Depuis son arrivée en 1964, en lien avec le gouvernement bolivien, l'agence a participé à des programmes dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'agriculture, de la sécurité alimentaire, du développement économique et de la protection de l'environnement, rappelle-t-elle dans son communiqué.

Durant sa présence en Bolivie, l'«USAID a changé la vie de millions» de personnes, a assuré Janina Jaruzelski, directrice locale de l'organisation. Pour 2013, l'agence avait prévu d'investir 23 millions de dollars dans le pays.

«Objectifs politiques»

Le 1er mai dernier, Evo Morales, figure de la gauche radicale latino-américaine, avait annoncé l'expulsion de l'agence américaine. Il l'accusait de «comploter» et de poursuivre «des objectifs politiques et non des objectifs sociaux».

La Paz et Washington maintiennent des relations diplomatiques au niveau consulaire et des chargés d'affaires depuis l'expulsion de l'ambassadeur américain en Bolivie en 2008, qui a provoqué une décision similaire de Washington.

La même année, c'est l'agence anti-drogue américaine (DEA) qui avait été expulsée de Bolivie. Selon l'ONU, la Bolivie, troisième producteur de cocaïne au monde derrière le Pérou et la Colombie, compte 25'300 hectares de plants de coca, contre 12'000 autorisés pour l'usage traditionnel des populations autochtones.

(ats/afp)

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