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Evo Morales avec les Mères de la place de Mai

En exil en Argentine, l'ex-président bolivien a rejoint jeudi les Mères de la place de Mai à Buenos Aires.

La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
AFP
L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)
L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)
Keystone
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
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L'ancien président bolivien Evo Morales, en exil en Argentine, s'est joint jeudi à Buenos Aires au rassemblement hebdomadaire des Mères de la place de Mai, qui réclament inlassablement la vérité sur le sort de leurs enfants, disparus durant la dictature argentine.

«Evo, tu n'es pas seul!», ont crié quelque 300 manifestants agglutinés autour de l'ancien président Morales, cherchant à le toucher et échanger avec lui. Certains d'entre eux brandissaient des pancartes et drapeaux de pays latino-américains réclamant la «libération de prisonniers politiques».

«Nous travaillons main dans la main avec les camarades [boliviens] parce que la Bolivie est en train de souffrir: il y a des personnes assassinées, disparues et beaucoup d'autres qui ne sont pas soignées dans les hôpitaux», a dénoncé la fondatrice du mouvement des «Mères», Hebe de Bonafini.

«Folles de la place de Mai»

De son côté, le premier président indigène de Bolivie a exprimé son «respect et son admiration» pour ces «défenseurs de la vie et de la démocratie».

L'association des Mères de la Place de Mai mène le même combat depuis 42 ans. Le 30 avril 1977, elles étaient 14 rassemblées devant le palais présidentiel, alors occupé par les militaires depuis le coup d'Etat de mars 1976. Femmes au foyer pour la plupart, ces Argentines avaient osé invectiver la junte au mépris de la répression.

Les militaires les avaient baptisées «folles de la place de Mai», et les avaient obligées à marcher autour de la statue centrale, car les rassemblements statiques de plus de trois personnes étaient interdits.

Octogénaires pour les plus jeunes, elles continuent de se rassembler chaque jeudi à 15h30. Après sa démission forcée le 10 novembre, Evo Morales s'est réfugié au Mexique, puis, après un bref séjour à Cuba, en Argentine, où le gouvernement du président péroniste de centre-gauche argentin Alberto Fernandez lui a accordé la qualité de réfugié.

Il est depuis le 18 décembre sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le parquet en Bolivie, dans le cadre d'une enquête pour sédition et terrorisme.

(AFP)

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