L'ex-président Sarkozy visé par une enquête

FranceLa justice s'intéresse de nouveau à l'ancien président français Nicolas Sarkozy, cette fois-ci pour usage de grosses coupures.

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L'ex-président français Nicolas Sarkozy, déjà en délicatesse avec la justice pour le financement de sa campagne victorieuse en 2007, est visé par une nouvelle enquête concernant un usage régulier d'argent en grosses coupures ouverte par le parquet national financier (PNF).

Des informations révélées par le site d'informations en ligne Mediapart ont été confirmées jeudi à l'AFP par une source judiciaire, qui n'a pas précisé les éventuels délits visés par cette nouvelle procédure judiciaire du parquet anticorruption contre l'ancien chef de l'Etat (2007-2012).

Selon Mediapart, lors d'une perquisition fin 2017 chez un célèbre antiquaire parisien, Christian Deydier, les policiers ont découvert un pli au nom de Nicolas Sarkozy «qui avait été déposé la veille».

Achat d'une antiquité

L'enveloppe, découverte lors de cette perquisition menée pour les investigations sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, contenait «un chèque de 2000 euros» pour l'achat d'une antiquité au nom de l'ancien président, «ainsi que quatre billets de 500 euros».

Interrogé, Nicolas Sarkozy a expliqué «qu'à l'époque, tous les mois, une de ses assistantes (allait) en son nom retirer à la banque quelque 2000 euros en grosses coupures, dont des billets de 500 euros», rapporte le média.

La pratique n'est pas illégale et il n'a pas été possible de relier avec certitude ces retraits aux sommes découvertes chez l'antiquaire, note le site Mediapart, pour lequel, par conséquent, «l'enquête judiciaire s'embourbe».

Autres affaires

La révélation de cette affaire vient s'ajouter aux autres démêlés judiciaires de l'ancien chef de l'Etat, qui vit sa retraite politique sous la menace de plusieurs procès liés au financement de ses deux campagne présidentielles, en 2007 et en 2012.

Dans l'affaire libyenne, il a été mis en examen le 21 mars 2018 pour «corruption passive», «recel de détournements de fonds publics libyens» et «financement illégal de campagne électorale».

Le 4 juin, il a refusé de répondre aux questions des magistrats, dont il a attaqué la compétence devant la cour d'appel. (afp/nxp)

Créé: 13.06.2019, 20h08

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