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Etats-UnisFacebook appelle à réguler les géants du web

Selon le chef de la communication du groupe, il y a un «besoin pressant» de nouvelles «règles de conduite» que ce soit sur la vie privée, la protection des données ou les discours de haine.

Nick Clegg, aujourd'hui chef de la communication chez Facebook, était l'ancien vice-Premier ministre libéral-démocrate du Royaume-Uni.
Nick Clegg, aujourd'hui chef de la communication chez Facebook, était l'ancien vice-Premier ministre libéral-démocrate du Royaume-Uni.
Keystone

Facebook a appelé lundi les gouvernements à faire davantage en matière de régulation des géants du numérique, dont les pratiques sont souvent mises en cause notamment sur la protection des données ou la diffusion de fausses informations.

«Ce ne sont pas aux sociétés privées, qu'elles soient grandes ou petites, de proposer ces règles. Ce sont aux responsables politiques élus démocratiquement dans le monde démocratique de le faire», a déclaré Nick Clegg, responsable de la communication de Facebook, interrogé par la BBC.

Défendre les régulations

Le Britannique, ancien vice-Premier ministre libéral-démocrate du Royaume-Uni, insiste sur le fait que les groupes comme Facebook doivent mettre en avant leur «expérience» en défendant les régulations plutôt qu'en s'y opposant. Selon lui, il y a un «besoin pressant» de nouvelles «règles de conduite» que ce soit sur la vie privée, les élections, la protection des données ou les discours de haine.

Interrogé sur le référendum de juin 2016 sur le Brexit, M. Clegg affirme n'avoir «pas de preuve» d'une éventuelle interférence russe. «Même si je comprends pourquoi les gens veulent en quelque sorte réduire ce tremblement de terre dans la politique britannique à un complot ou une conspiration, ou à l'utilisation des réseaux sociaux, j'ai bien peur que les racines de l'euroscepticisme britannique soient bien plus profondes», a-t-il dit.

Fausses infos

Facebook est régulièrement accusé de ne pas faire assez pour empêcher la diffusion de fausses informations notamment pendant les élections. Le réseau social est également sous le feu des critiques après plusieurs récents scandales sur les données privées et notamment une faille dans la sécurité de sa messagerie cryptée WhatsApp.

Les géants technologiques américains sont en outre dans le viseur des régulateurs qui les accusent de pratiques anticoncurrentielles, si bien que certains responsables politiques aux Etats-Unis plaident pour leur démantèlement.

Début avril, le patron et fondateur de Facebook Mark Zuckerberg avait déjà appelé les pouvoirs publics dans le monde à jouer un «rôle plus actif» pour réguler internet, enjoignant notamment plus d'Etats à s'inspirer des règles européennes en matière de protection de la vie privée. jbo/eg/evs FACEBOOK

(AFP)

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