Il apprend sa mort par vidéo, sa famille s'insurge

Etats-Unis Un homme de 79 en soins intensifs a appris qu'il était condamné via un écran vidéo tenu par un robot. Il est décédé le lendemain.


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Un Californien de 79 ans a appris sa mort certaine par un lien vidéo alors qu'il était traité par télémédecine en soins intensifs dans un hôpital de la région de San Francisco, une méthode dénoncée par sa famille qui s'est insurgée contre une relation déshumanisée et robotisée.

Écran porté par un robot

Ernest Quintana a appris qu'il lui restait quelques jours à vivre lundi dernier dans un hôpital de Fremont, dans la baie de San Francisco, lorsqu'un médecin est apparu sur un écran vidéo porté par un robot.

M. Quintana est décédé le lendemain. «Un docteur robot peut être OK pour certaines situations mais pas pour dire à un homme qu'il va mourir», a tonné une amie de sa famille sur Facebook.

Cette amie a relayé une capture d'écran de la vidéo prise par la petite-fille du patient, Annalisia Wilharm.

Cette dernière se trouvait seule avec son grand-père quand le robot portant l'écran à travers lequel s'exprimait un médecin est entré dans leur chambre pour leur apprendre la nouvelle: le poumon d'Ernest Quintana ne marchait plus et il ne rentrerait pas à la maison.

La petite-fille a filmé la scène pour pouvoir la montrer à sa famille.

«Un humain aurait dû venir»

«On savait que ça allait arriver et qu'il était très malade, mais on ne peut pas donner des nouvelles de cette façon, un humain aurait dû venir», a-t-elle déclaré lors d'une interview à la chaîne de télévision locale KTVU.

Son grand-père ayant un problème d'audition et ne pouvant pas entendre ce que disait le docteur, sa petite-fille a été obligée de lui répéter ce qui venait de lui être dit. Le Kaiser Permanente Medical Center de Fremont a réagi dans un communiqué, partagé par les médias américains, où il présente ses condoléances à la famille.

«Le terme robot est inexact et imprécis», précise cependant l'établissement. «Cette technologie vidéo privée est une conversation directe avec un médecin».

«Elle ne remplace pas les conversations continues et en personne avec le patient ou sa famille», ajoute-t-il. «Nous regrettons de ne pas avoir répondu aux attentes du patient et de la famille dans ce cas-là et nous en nous servirons pour voir comment nous pouvons améliorer les expériences des patients par lien vidéo». (afp/nxp)

Créé: 09.03.2019, 22h33

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