Douze policiers marseillais mis en garde à vue

Soupçons de corruptionDes membres de la brigade anti-criminalité affectée dans le nord de Marseille ont été placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d'avoir volé de la drogue ou de l'argent prélevés sur des dealers qu'ils avaient interpellés.

Le portail d'entrée de la brigade anti-criminalité, à Marseille.

Le portail d'entrée de la brigade anti-criminalité, à Marseille. Image: AFP

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Douze policiers français, soupçonnés de corruption, ont été arrêtés mardi par l'Inspection générale de la police. Cette affaire s'ajoute à plusieurs autres dossiers de fonctionnaires indélicats ayant récemment terni l'image des forces de l'ordre françaises.

Ces policiers de la brigade anti-criminalité affectée dans le nord de Marseille ont été placés en garde à vue, a précisé le procureur de la République Jacques Dallest.

La «police des polices», qui a fouillé les vestiaires des suspects, a agi dans le cadre d'une enquête de juges marseillais visant notamment des faits de «vols et extorsions en bande organisée, violences aggravées, acquisition et transport de stupéfiants», a indiqué le porte-parole de la Direction générale de la police, Pascal Garibian.

Les policiers sont soupçonnés d'avoir volé des produits stupéfiants ou de l'argent prélevés sur des dealers qu'ils avaient interpellés, ou de s'en être fait remettre par eux, et d'avoir fait de même avec des vendeurs de cigarettes à la sauvette.

Dénonciations internes

«Un certain nombre d'entre eux, apparemment, se payaient sur la bête ou prélevaient leur dîme en espèces ou en nature, à des fins personnelles sans doute ou peut-être dans le cadre de leur travail», ce que la suite de l'enquête devra déterminer, a indiqué Jacques Dallest, évoquant «une pratique assez répandue dans ce service depuis assez longtemps».

Le parquet de Marseille avait ouvert au début de l'année une enquête préliminaire pour des faits de corruption présumés au sein de cette brigade anti-criminalité à la suite de dénonciations internes.

L'enquête va devoir déterminer la véracité des faits, puis les éventuelles motivations des policiers, «crapuleuses, pour rendre service ou pour des opérations d'infiltration», a dit le procureur. Les faits de vols et extorsions en bande organisée relèvent de la juridiction criminelle et les peines encourues peuvent atteindre 20 ans de réclusion. (ats/nxp)

Créé: 02.10.2012, 21h49

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