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Une histoire qui rappelle Natascha Kampusch

La séquestration pendant dix ans de trois jeunes femmes américaines rappelle le calvaire vécu par l'Autrichienne Natascha Kampusch, enlevée à l'âge de 10 ans et retenue prisonnière pendant huit ans.

Natascha Kampusch
Natascha Kampusch
AFP

A moins de sept ans d'intervalle, les similitudes sont nombreuses entre l'histoire de Natascha Kampusch et celle d'Amanda Berry, Gina DeJesus et Michelle Knight, trois Américaines âgés de 25 à 31 ans retrouvées lundi dans une maison d'un quartier de Cleveland (Ohio).

«Mon nom est Natascha Kampusch. Vous avez dû entendre parler de mon affaire», avait déclaré à la police la jeune fille il y a sept ans, juste après s'être échappée de la maison de Wolfgang Priklopil dans la banlieue de Vienne.

Ses premières paroles font étrangement écho à celles d'Amanda Berry, l'une des Américaines retrouvées lundi.

«Je suis Amanda Berry. J'ai été kidnappée. Je suis portée disparue depuis 10 ans,» a-t-elle déclaré, selon un enregistrement de son appel téléphonique à la police américaine, juste après sa libération.

Le 2 mars 1998, Natascha Kampusch se trouve sur le chemin de l'école, lorsqu'elle est enlevée puis séquestrée pendant huit ans et demi par Wolfgang Priklopil, technicien en télécommunications de 36 ans.

Tout comme les trois Américaines, elle a été détenue toutes ces années à quelques kilomètres seulement du lieu de son enlèvement, à Strasshof, une trentaine de kilomètres au nord-est de Vienne. Elle a passé la plupart de ses longues années de captivité dans une cachette de moins de 6m2, construite par Wolfgang Priklopil sous le garage de son pavillon de banlieue.

Un cri silencieux

«Je n'ai jamais crié. Mon corps était incapable de crier. C'était un cri silencieux», expliquait récemment Natascha Kampusch, aujourd'hui âgée de 25 ans.

Le 23 mars 2006, elle parvient à s'échapper, profitant d'un moment d'inattention de son ravisseur. Ce dernier prend alors la fuite et se suicide le soir même, en se jetant sous un train à Vienne.

Les rumeurs concernant un complice de Wolfgang Priklopil ont alimenté la presse autrichienne durant de nombreuses années, mais un récent rapport d'enquêteurs internationaux, dont le FBI américain et le BKA allemand, a écarté cette possibilité.

Depuis sa libération, Natascha Kampusch essaye de retrouver une vie normale, non sans mal. L'immense intérêt médiatique autour de l'affaire, qui perdure encore aujourd'hui, rend sa réinsertion dans la société difficile et lui a valu aussi de se brouiller avec ses parents.

Les sentiments à son égard sont partagés en Autriche, où certains lui reprochent entre autres de vouloir profiter financièrement de son histoire.

Une autobiographie et un film

Elle a écrit une autobiographie 3096 jours («3096 Tage»), le décompte de ses jours passés en captivité, publiée en septembre 2010. Un film adapté de son livre est récemment sorti sur les écrans.

«J'essaie de vivre chaque jour de façon positive, de faire avec ce qui m'est arrivé», expliquait-elle récemment lors d'un entretien télévisé. «Une jeunesse insouciante, c'est quelque chose que je ne serai jamais capable de connaître. Ce qui m'aide maintenant, c'est de communiquer avec d'autres personnes et qu'elles partagent avec moi leur expérience sur leur jeunesse.»

(AFP)

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