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France voisineFermeture de Fessenheim «irréversible»

La plus ancienne centrale française, très critiquée pour sa vétusté, doit normalement fermer à la fin de l'année.

Le site de Fessenheim a redémarré lundi son réacteur numéro 2.
Le site de Fessenheim a redémarré lundi son réacteur numéro 2.
Keystone

Le principe de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin près de Bâle, au moment de la mise en service de l'EPR de Flamanville est «irréversible». Le secrétaire d'Etat à la transition écologique Sébastien Lecornu l'a réaffirmé jeudi.

Il a fait cette déclaration sur France Inter peu avant son départ pour le site de Fessenheim, en Alsace, où Sébastien Lecornu doit rester jusqu'à vendredi. Ce dernier doit se rendre dans la région Grand Est ainsi qu'en Allemagne dans le cadre d'une réunion du comité de pilotage pour l'avenir du territoire de Fessenheim.

Ce principe figure dans la loi avec un plafonnement des capacités nucléaires qui empêche de faire fonctionner en même temps Fessenheim et Flamanville (nord-ouest). Pour l'heure, le démarrage de cette dernière est prévu à la fin de l'année pour une mise en service commerciale en 2019, mais le groupe électrique EDF a annoncé mardi des défauts de soudure.

Une expertise a été lancée pour analyser les causes et la nature des écarts, selon EDF. A l'issue de cette procédure, l'électricien sera en mesure de préciser si un ajustement du calendrier et du coût du projet seront nécessaires. «J'attends que l'on puisse quantifier les retards potentiels», a déclaré Sébastien Lecornu sur France Inter. Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a par ailleurs précisé jeudi que la centrale de Fessenheim était en matière de sûreté «en bonne position».

Population à protéger

«Il y a l'irréversibilité du principe (...) mais ça doit s'accompagner de mesure de protection pour les collectivités territoriales, pour les salariés bien évidemment, pour les sous-traitants», a ajouté Sébastien Lecornu, concernant Fessenheim. «La question sociale est dans le cœur de la transition écologique», a insisté le secrétaire d'Etat, qui s'était déjà rendu sur place en janvier dernier.

Le ministère de la Transition écologique a en outre souligné que «des discussions» étaient «en cours entre le gouvernement français et EDF sur les paramètres déterminant la date de mise à l'arrêt de Fessenheim, qui doit intervenir préalablement à la mise en service de l'EPR de Flamanville».

Le site de Fessenheim a redémarré lundi son réacteur numéro 2 après presque deux ans d'arrêt en raison d'une anomalie sur un générateur de vapeur.

ats

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