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«Nuit Debout»Traité de facho, Finkielkraut insulte une manifestante

Le philosophe a été traité de «facho» et a lui-même insulté une participante de «pauvre conne!».

Les images d'Alain Finkielkraut, l'un des polémistes les plus médiatiques de France, invectivé samedi sur la place de la République où «Nuit Debout» est organisé chaque soir depuis le 31 mars, ont entraîné des réactions d'indignation au sein de la classe politique.

L'intellectuel, issu de la gauche mais taxé de «néo-réac» par ses détracteurs, a été pris à partie par quelques individus au pied de la statue de la République, selon les vidéos amateurs circulant sur les réseaux sociaux (voir ci-dessus à 1'31 et ci-dessous).

On y entend: «Casse-toi, sale facho», «Allez, bouge, bouge», «Dégage» (vidéo ci-dessous). Alain Finkielkraut, furieux, répond: «Fasciste!», hurle «Gnagnagnagnagna, pauvre conne» à une femme (vidéo ci-dessus à 1'30), avant de tourner les talons. En quittant la place, il lance: «Ça va, je me fais insulter, je peux répondre aussi».

Juste après les faits, le philosophe a expliqué avoir été «expulsé d'une place où doit régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c'est du bobard. Le pluralisme, c'est un mensonge».

«On a voulu purifier la place de la République de ma présence», a-t-il déclaré, affirmant avoir voulu se rendre sur place uniquement «pour écouter (...), par intérêt, par curiosité».

Plusieurs responsables de l'opposition de droite ou de l'extrême droite, comme la députée Front national Marion Maréchal Le Pen, ont estimé que l'incident montrait le «vrai visage» de «Nuit Debout»: «celui de la haine et de l'intolérance».

A gauche, le socialiste Julien Dray, un proche du président François Hollande, a estimé que «chasser» le polémiste de la Nuit debout n'était «pas une bonne chose», ce qu'ont aussi regretté sur les réseaux sociaux de nombreux participants à ce mouvement citoyen inédit (comme ci-dessous).

La place de la République, lieu emblématique de Paris où est érigé un mémorial aux victimes des attentats de 2015, est depuis le 31 mars l'épicentre de Nuit Debout, lancé initialement contre une réforme du droit du travail et qui a essaimé dans une cinquantaine de villes.

A plusieurs reprises, des manifestations en marge du rassemblement parisien ont dégénéré en violences contre les forces de l'ordre et dégradations nocturnes dans Paris, amenant le préfet de police de la capitale à lancer samedi une mise en garde à ses organisateurs.

AFP

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