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Des fournisseurs thaïlandais recourent au travail forcé

Une ONG confirme de sévères violations des droits de l'Homme dans la chaîne d'approvisionnement de Nestlé.

Le rapport de l'ONG Vérité a été commandité par le géant vaudois de l'agro-alimentaire. (Image d'illustration)
Le rapport de l'ONG Vérité a été commandité par le géant vaudois de l'agro-alimentaire. (Image d'illustration)
Keystone

Des migrants ont été soumis à du travail forcé dans le milieu de la pêche en Thaïlande, a établi dans un rapport l'ONG Vérité, qui a enquêté pour le compte de Nestlé. Le géant agroalimentaire vaudois, qui s'approvisionne en produits de la mer en Thaïlande notamment pour ses aliments pour animaux, a d'ores et déjà pris des mesures pour faire cesser ces pratiques.

L'enquête sur la chaîne d'approvisionnement a révélé de nombreuses violations des droits de l'Homme par des entreprises intermédiaires : travail de mineurs, manque d'information au moment du recrutement, détention des passeports des travailleurs emmenés dans des pays étrangers, intimidations, harcèlement, entre autres.

L'ONG a par exemple montré que des employés avaient été recrutés de manière trompeuse dans leur pays d'origine et transportés vers la Thaïlande dans des conditions inhumaines. Ils se sont, dans certains cas, vus facturer des frais excessifs les laissant dans une situation d'esclavage pour dettes.

Les salariés interrogés dans le cadre de l'enquête, menée pendant trois mois sur six sites de production, ont été soumis à des conditions de travail dangereuses. Ils ont, en outre, été victimes d'intimidation, de harcèlement et de violences verbales ou physiques.

«Quelques employés ont dit avoir été vendus à un capitaine de bateau ou avoir été transportés par un négociant vers un port, avec pour seule alternative de rejoindre l'équipage pour racheter leur contrat», pointe le rapport.

Opacité

L'organisation non gouvernementale (ONG) a mis en évidence le manque de transparence dans la chaîne d'approvisionnement, où interviennent de nombreux intermédiaires. Cela rend difficile la traçabilité des produits pour demander des comptes sur les pratiques sociales et environnementales des fournisseurs.

Les employés peuvent également passer plusieurs mois en mer sous la surveillance de leur capitaine. Ils n'ont alors aucun moyen de communiquer avec l'extérieur.

Ces violations constituent «un défi urgent pour toute société s'approvisionnant en fruits de mer», a précisé Vérité dans ses recommandations. Nestlé a chargé l'organisation d'enquêter alors que la firme fait l'objet d'une plainte en nom collectif aux Etats-Unis.

(ats)

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