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Arme chimiqueLa France frappera la Syrie «en temps voulu»

Le président français a expliqué avoir la preuve que le régime syrien a eu recours à l'arme chimique à Douma.

Emmanuel Macron a donné une interview jeudi.
Emmanuel Macron a donné une interview jeudi.
Keystone

La France a la preuve que le régime syrien a eu recours à l'arme chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, et décidera d'une action militaire en coordination avec les Etats-Unis, a déclaré Emmanuel Macron. Mais une fois seulement que toutes les informations auront été vérifiées.

«Nous avons la preuve que la semaine dernière, il y a maintenant près de dix jours, des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu'elles ont été utilisées par le régime du président syrien Bachar el-Assad», a indiqué jeudi le président français lors d'une interview sur les chaînes de télévision TF1 et LCI.

«Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace», a-t-il dit, précisant qu'il était en contact étroit avec le président américain Donald Trump. La décision d'une éventuelle opération militaire interviendra «une fois que nous aurons vérifié toutes les informations» avec l'objectif d'«enlever les moyens d'intervention chimique au régime», a ajouté Emmanuel Macron.

La France, a-t-il encore souligné, n'entend pas laisser une «escalade» se faire au Moyen-Orient, «mais on ne peut pas laisser aujourd'hui des régimes qui se croient tout permis, en particulier le pire en contravention du droit international, agir». Le président américain Donald Trump est aussi resté évasif sur le calendrier, quelques instants plus tôt, en twittant que des frappes pourraient intervenir «très bientôt ou pas si tôt que cela».

L'arsenal chimique de Damas

La chancelière allemande Angela Merkel a jugé jeudi «évident» que le régime syrien disposait encore d'un arsenal chimique après l'attaque imputée à Damas contre la ville de Douma, dans la Ghouta orientale.

«Nous devons reconnaître qu'il est évident que la destruction (des armes chimiques syriennes) n'a pas été totale», a-t-elle déclaré devant la presse à Berlin. Angela Merkel exclut pour autant pour son pays de participer à une opération militaire occidentale contre Damas.

Sur le terrain, le groupe rebelle Jaich al-Islam, qui contrôlait la ville de Douma, a indiqué jeudi n'avoir eu d'autre choix que d'accepter de l'évacuer après l'attaque chimique présumée.

«Evidemment, c'est l'attaque chimique qui nous a poussés à accepter» de partir, a déclaré Yasser Delwane, le chef du bureau politique de Jaich al-Islam, dont les combattants continuaient de quitter jeudi Douma pour rejoindre des zones rebelles dans le nord de la Syrie.

ats

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