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François Hollande: «Je tiendrai bon»

Le président français a affiché vendredi sa fermeté face à des opposants qui maintiennent la pression.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait état de 62 interpellations en France à la suite des violences. 78'000 personnes ont défilé selon la police, 170'000 selon les organisateurs. (Jeudi 15 septembre 2016)
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait état de 62 interpellations en France à la suite des violences. 78'000 personnes ont défilé selon la police, 170'000 selon les organisateurs. (Jeudi 15 septembre 2016)
Keystone
Les violences qui ont éclaté jeudi en France, lors des manifestations pour réclamer l'abrogation de la loi Travail, ont fait une vingtaine de blessés. (15 septembre 2016)
Les violences qui ont éclaté jeudi en France, lors des manifestations pour réclamer l'abrogation de la loi Travail, ont fait une vingtaine de blessés. (15 septembre 2016)
AFP
Deux journées de mobilisation ont eu lieu dans plusieurs villes française dont Paris pour protester contre la réforme de la loi Travail. (jeudi 17 mars 2016)
Deux journées de mobilisation ont eu lieu dans plusieurs villes française dont Paris pour protester contre la réforme de la loi Travail. (jeudi 17 mars 2016)
ETIENNE LAURENT, AFP
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Les opposants au projet de loi travail ont appelé à «amplifier les mobilisations» contre la réforme de la loi sur le travail.

François Hollande, lui, s'est dit déterminé à «aller jusqu'au bout» pour faire aboutir ce projet.

«Si le dialogue est toujours possible, il n'est jamais fondé sur un ultimatum», a déclaré le président français, en marge du sommet du G7 au Japon. «Je tiendrai bon parce que je pense que c'est une bonne réforme (...), je veux que nous puissions aller jusqu'au bout», a-t-il également affirmé.

«Si elle est adoptée, puisque c'est prévu au début du mois de juillet, chacun prendra en compte ce qu'est cette loi et les effets qu'elle peut avoir dès le mois de septembre. Ce qui veut dire que les Français jugeront», a ajouté François Hollande.

Pratiques «inacceptables»

Sans la citer directement, il a dénoncé les pratiques de la CGT, en première ligne dans la contestation. «On ne peut pas accepter qu'il y ait une centrale syndicale, qui a son histoire, qui puisse dire ce qu'est la loi ou ce que ne doit pas être la loi», a-t-il estimé.

Le chef de l'Etat a par ailleurs déclaré que face aux blocages, le «premier devoir» de l'exécutif était d'assurer «la liberté de circuler» et «le bon fonctionnement de l'économie».

«Amplifier la mobilisation»

De leur côté, les organisations syndicales ont appelé «à poursuivre et amplifier les mobilisations», notamment «en multipliant et en soutenant les actions décidées par les salarié-es en assemblées générales, y compris reconductibles», a écrit l'intersyndicale dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Près de 300'000 personnes selon la CGT, 153'000 selon les autorités, ont défilé dans le pays jeudi, pour la huitième journée d'action depuis début mars.

Si elle souhaite «des temps forts de convergences de luttes interprofessionnelles (...) dans les prochains jours», l'intersyndicale garde en ligne de mire la date du 14 juin pour sa neuvième journée de mobilisation, avec «une puissante manifestation nationale» à Paris. Une date choisie pour coincider avec le début des débats sur le texte controversé au Sénat.

Absence de dialogue social critiquée

Les organisations annoncent qu'elles «déploieront dès le début de la semaine prochaine» leur «votation citoyenne», une grande consultation sur le projet de loi travail qui doit être menée jusqu'au 14 juin dans «les entreprises, les administrations et lieux d'études».

Ces syndicats déplorent aussi le silence de l'exécutif alors qu'ils ont demandé à être reçus dans un courrier à Francois Hollande la semaine dernière: «Alors que celui-ci dit faire du dialogue social sa méthode de gouvernement, les organisations attendent toujours la réponse à leur courrier».

«La violence des propos tenus par le gouvernement, le mépris à l'égard du mouvement social et son entêtement à ne pas retirer le projet de loi renforcent la détermination» des opposants au texte, estiment-ils aussi.

(ats)

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