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Les généraux suspendent les discussions

Les pourparlers sur la transition politique soudanaise ont pris fin mercredi. Les généraux réclament le démantèlement de barricades à Khartoum.

Au total 27 agents de renseignement ont été condamnés à mort pour le meurtre d'un enseignant durant la crise politique soudanaise. (Lundi 30 décembre 2019)
Au total 27 agents de renseignement ont été condamnés à mort pour le meurtre d'un enseignant durant la crise politique soudanaise. (Lundi 30 décembre 2019)
AFP
Un tribunal de Khartoum doit rendre samedi son verdict à l'encontre de l'ex-président soudanais Omar el-Béchir, accusé de corruption. (Samedi 14 décembre 2019)
Un tribunal de Khartoum doit rendre samedi son verdict à l'encontre de l'ex-président soudanais Omar el-Béchir, accusé de corruption. (Samedi 14 décembre 2019)
AFP
Sudanese top opposition leader and former premier Sadiq al-Mahdi attends Friday prayers at a mosque linked to his National Umma Party in Khartoum's twin city of Omdurman on June 14, 2019. (Photo by Yasuyoshi CHIBA / AFP)
Sudanese top opposition leader and former premier Sadiq al-Mahdi attends Friday prayers at a mosque linked to his National Umma Party in Khartoum's twin city of Omdurman on June 14, 2019. (Photo by Yasuyoshi CHIBA / AFP)
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Le chef du Conseil militaire au pouvoir au Soudan a annoncé tôt jeudi une suspension de 72 heures des discussions avec les leaders de la protestation populaire sur la transition politique pour permettre notamment la levéee des barricades à Khartoum.

«Nous avons décidé de suspendre les discussions pendant 72 heures pour préparer le terrain» à la conclusion d'un accord sur la transition, a déclaré le général Abdel Fattah al-Burhane dans un discours à la nation retransmis par la télévision publique.

Il a souhaité pendant la période de 72 heures une levée des barricades à Khartoum, la réouverture d'une ligne de chemin de fer reliant la capitale au reste du pays qui a été fermée, selon lui, par les manifestants et la fin des provocations des manifestants à l'égard des forces de l'ordre.

Dégradation de la situation de la sécurité

Le chef du Conseil militaire qui a pris le pouvoir au Soudan après avoir évincé le président Omar el-Béchir le 11 avril a justifié la suspension des discussions par la dégradation de la situation de la sécurité à Khartoum.

Cette dégradation a pris la forme, selon lui, d'«une escalade verbale» contre les forces armées, de la fermeture de ponts et de rues, d'une ligne de chemin de fer, du désordre dans la capitale et de l'«infiltration parmi les manifestants d'éléments armés responsables de tirs contre les forces de l'ordre».

Le général Burhane a défendu, dans son adresse, les unités controversées de la Force de soutien rapide (RSF) accusées d'interventions musclées contre les manifestants qui ont fait huit blessés mercredi et six tués --cinq civils et un militaire-- lundi soir. «La RSF a joué un rôle de premier plan en temps de guerre et de paix et a pris la défense du peuple et contribué au succès de sa révolution», a-t-il affirmé.

Des chefs de la contestation, membres de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC) ont annoncé auparavant avoir été informés de la suspension par l'armée des discussions politiques.

Le Conseil militaire et les dirigeants de l'ALC, fer de lance de la protestation, étaient supposés plancher mercredi soir sur la composition d'un Conseil souverain, institution clé de la période de transition, fixée à trois ans, après avoir progressé sur la formation d'une assemblée législative.

(AFP)

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