«Gilets jaunes»: l'acte XII marqué par des heurts

FranceLa mobilisation de samedi avait pour objectif de dénoncer la violence policière en France. Des échauffourées n'ont pas manqué.

Une centaine de manifestants masqués ou cagoulés ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.
Vidéo: AFP

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Quelque 17'400 personnes étaient mobilisées samedi à 14h00 dans toute la France dans le cadre de l'acte 12 des «gilets jaunes» dédié aux manifestants blessés par la police, selon le ministère de l'Intérieur. Des heurts ont éclaté à Paris.

Samedi dernier, les autorités avaient recensé 22'000 personnes mobilisées à la même heure sur l'ensemble du territoire. Des chiffres régulièrement contestés par les «gilets jaunes» qui accusent le gouvernement de minorer la mobilisation.

A Paris, des heurts opposaient manifestants et forces de l'ordre place de la République, lieu d'arrivée du cortège parisien, a constaté une journaliste de l'AFP.

La marche a réuni 13'800 personnes selon un comptage indépendant réalisé pour plusieurs médias dont l'AFP, et 10'500 selon la préfecture de police (PP). A Valence, une manifestation notamment a rassemblé 5400 personnes, selon la préfecture de la Drôme.

Manifestants masqués

A l'issue du défilé parisien qui s'était tenu dans le calme depuis la place Félix-Eboué (XIIe arrondissement), des échauffourées ont éclaté peu après l'arrivée de la tête du cortège place de la République.

Une centaine de manifestants masqués ou cagoulés ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre stationnées à proximité. Celles-ci ont riposté avec des gaz lacrymogènes, des charges et en utilisant un camion lanceur d'eau. Une dizaine de personnes ont été interpellées depuis le début de journée, selon un bilan de la PP à 15h15.

Polémique sur les LBD

Ce douzième samedi de mobilisation se tient en pleine polémique sur l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre, accusées d'avoir blessé, parfois grièvement, des manifestants depuis le début du mouvement mi-novembre.

Selon le collectif militant «Désarmons-les», 20 personnes ont été gravement blessées à l'oeil - la plupart éborgnées - depuis le 17 novembre. La police des polices (IGPN) a été saisie de 116 enquêtes selon une source policière, portant pour dix d'entre elles sur de graves blessures aux yeux.

Samedi dernier, les autorités avaient recensé 4000 manifestants à Paris et 69'000 sur l'ensemble de la France. (ats/nxp)

Créé: 02.02.2019, 18h07

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