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France«Gilets jaunes»: Paris brandit «l'ultra fermeté»

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner estime qu'il faut «repenser» le maintien de l'ordre, promettant une adaptation des techniques et des véhicules.

Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)
Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)
AFP
Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)
Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)
Keystone
(Samedi 17 novembre 2018)
(Samedi 17 novembre 2018)
AFP
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Un dispositif de sécurité «considérable» va être déployé pour encadrer la prochaine journée de mobilisation des «gilets jaunes» samedi, a annoncé Edouard Philippe lundi soir sur TF1. Cela face aux débordements violents du week-end précédent.

«Le dispositif retrouvera son niveau de mi-décembre, à savoir près de 80'000 policiers et gendarmes dans toute la France», a précisé le Premier ministre, assurant que les manifestants violents n'auraient «pas le dernier mot».

Le gouvernement souhaite une nouvelle loi durcissant les sanctions contre les «casseurs» et les manifestations non déclarées, a aussi dit Edouard Philippe.

Cette nouvelle loi doit muscler l'arsenal répressif en créant notamment, sur le modèle de la lutte contre le hooliganisme, un «dispositif» interdisant l'accès aux manifestations de casseurs identifiés avec la création d'un fichier dédié, a précisé Matignon.

Edouard Philippe a aussi fait état de 5600 gardes à vue et «un millier» de condamnations depuis le début du mouvement.

«Ultra-fermeté»

Le gouvernement français veut opposer «l'ultra-fermeté» à «l'ultra-violence», a auparavant dit Christophe Castaner.

Le ministre de l'Intérieur a esquissé quelques pistes: une remise à niveau des forces mobiles «pour leur permettre de mieux conduire les opérations d'interpellation» et une adaptation des techniques et des véhicules.

«Les moyens spécialisés comme les engins blindés de la gendarmerie ou les engins lanceurs d'eau de la police ont montré leur efficacité. Nous devons donc en envisager très sérieusement le renouvellement et accroître leurs capacités opérationnelles», a-t-il notament souligné.

Enfin, le gouvernement veut revoir le cadre juridique des manifestations »pour mieux réprimer l'infraction d'attroupement ou de dissimulation illicite de visage« lors d'une manifestation.

Par ailleurs, Christophe Castaner a annoncé lundi une future loi d'orientation et de programmation pour la sécurité afin de «fixer la vision à long terme de notre politique de sécurité intérieure».

ats

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