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SingapourGoogle et Facebook ne pourront pas financer la Gay Pride

Dès novembre, seules des sociétés de l'archipel seront autorisées à sponsoriser des événements au Speaker's Corner, lieu où se déroule en particulier plusieurs événements gays.

A Singapour, il n'existe aucune loi contre les discriminations liées à l'expression ou l'orientation sexuelle.
A Singapour, il n'existe aucune loi contre les discriminations liées à l'expression ou l'orientation sexuelle.
Archives, AFP

Singapour a interdit vendredi aux sociétés étrangères de financer la Pay Pride annuelle parrainée jusqu'alors par des groupes internationaux comme Google et Facebook, dans le cadre d'une nouvelle réglementation constituant un revers pour les défenseurs des droits des homosexuels.

A compter de novembre, seuls des Singapouriens et des entreprises de l'archipel d'Asie du Sud-Est seront autorisés à sponsoriser des événements au Speaker's Corner - le lieu où se déroulent habituellement les manifestations, en particulier la Pay Pride -, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

«Les entités non singapourieens auront besoin d'une autorisation si elles souhaitent s'engager dans de telles activités», a-t-il précisé dans un communiqué.

Pas de loi contre les discriminations

En juin, Singapour avait enjoint Google, Facebook et la banque Goldman Sachs de ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures du pays conservateur, après le rassemblement gay annuel Pink Dot (Point rose) pour la défense des droits des homosexuels, parrainé par ces sociétés.

Cette manifestation, organisée pour la première fois en 2009, a rassemblé jusqu'à 28'000 personnes, en dépit de réactions violentes de groupe conservateurs dans ce pays multi-racial de 5,6 millions d'habitants, où les rassemblements sont étroitement contrôlés.

A Singapour, il n'existe aucune loi contre les discriminations liées à l'expression ou l'orientation sexuelle, les unions civiles entre homosexuels ne sont pas reconnues et le mariage homosexuel est interdit.

Pink Dot, qui proteste contre les discriminations subies dans le pays par les homosexuels, fait pression pour l'abrogation de l'article 377a du code pénal singapourien qui considère les rapports sexuels entre hommes comme un crime.

AFP

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