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Idleb«Graves inquiétudes» de Moscou et Ankara

Erdogan et Poutine ont dit mardi partager de «graves inquiétudes» au sujet de la situation à Idleb, en Syrie.

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
AFP
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
Keystone
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Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont dit mardi partager «de graves inquiétudes» concernant la région syrienne d'Idleb, où les combats font rage. Recep Tayyip Erdogan a prévenu qu'Ankara réagira si ses soldats y sont mis en danger.

Réunis à Moscou, les deux dirigeants ont dit vouloir travailler ensemble pour apaiser la situation dans cette région frontalière de la Turquie, une des dernières à ne pas être contrôlée par le régime de Damas.

Après plusieurs mois d'intenses bombardements par les aviations russe et syrienne, les soldats du président syrien Bachar el-Assad y ont lancé début août une offensive au sol, reprenant plusieurs localités d'importance. Ces combats pourraient augmenter les tensions entre Téhéran et Moscou d'un côté, qui soutiennent Bachar el-Assad, et Ankara de l'autre, qui appuie les rebelles.

«La situation dans la zone de désescalade d'Idleb soulève de graves inquiétudes et chez nous, et chez nos partenaires turcs», a déclaré Vladimir Poutine au cours d'une conférence de presse avec Recep Tayyip Erdogan diffusée sur la télévision publique russe.

«Mesures» évoquées

Disant «comprendre» les inquiétudes d'Ankara pour la sécurité à sa frontière, Vladimir Poutine a ajouté avoir évoqué avec Recep Tayyip Erdogan «des mesures communes supplémentaires» pour «normaliser» la situation, sans donner plus de détails.

La région d'Idleb est censée être protégée par un accord sur une «zone démilitarisée», dévoilé en septembre 2018 par la Turquie et la Russie pour séparer les zones gouvernementales des territoires aux mains des djihadistes et des insurgés. Mais cet accord n'a pas empêché l'offensive syrienne.

La Turquie a établi 12 postes d'observation dans la zone, mais l'un d'entre eux a même été encerclé la semaine dernière par les troupes syriennes. Quelques jours plus tôt, des avions du régime avaient bombardé l'avant-garde d'un important convoi militaire dépêché par Ankara à Idleb.

«Nos militaires sont en danger»

«La situation s'est tellement compliquée qu'à l'heure actuelle, nos militaires se trouvent en danger. Nous ne voulons pas que cela continue. Nous allons prendre toutes les mesures nécessaires», a prévenu Recep Tayyip Erdogan, selon des propos traduits en russe, ajoutant en avoir «discuté» avec Vladimir Poutine.

La rencontre entre les deux dirigeants intervient à deux semaines du sommet d'Ankara, prévu le 16 septembre, qui réunira les acteurs internationaux les plus engagés dans le conflit syrien: Recep TayyipErdogan, Vladimir Poutine et le président iranien, Hassan Rohani.

Si les deux dirigeants ont assuré vouloir préserver l'intégrité territoriale de la Syrie, Vladimir Poutine a toutefois déclaré qu'il était «nécessaire» de combattre les djihadistes présents dans la région d'Idleb, dominée par les djihadistes d'Hayat al-Cham (HTS, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda). Les combats dans la région ont encore fait mardi au moins 60 morts dans les deux camps, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Nouveaux armements

Se rencontrant en marge du salon aéronautique MAKS en banlieue de Moscou, un des plus grands du genre dans le monde, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont aussi évoqué leur coopération militaire.

Ankara, membre de l'Otan, a notamment commencé à recevoir en juillet le système de défense antiaérienne russe S-400 malgré les pressions de Washington. Mardi, le ministre turc de la Défense a indiqué que la Turquie avait reçu un deuxième lot de S-400.

Vladimir Poutine a assuré avoir discuté avec son homologue des chasseurs russes Su-35, alors que Washington a exclu Ankara d'un programme d'achat d'avions de combat F-35 après l'acquisition des S-400. «Nous avons présenté de nouveaux systèmes d'armement (...). A mon avis, nos collègues turcs ont manifesté beaucoup d'intérêt», a déclaré le président russe.

ats

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