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La grève des femmes vue de l’étranger

La grève interpelle nos voisins. L’événement est suivi de près. Notre revue de presse

«Grève des femmes: Après la Suisse, la France?» titre le site de 20minutes.fr, expliquant que la vague violette helvétique pourrait faire boule de neige. Le quotidien gratuit revient sur les grèves féministes qui ont marqué ces dernières années, comme en Pologne, au moment de la remise en cause de l’interruption volontaire de grossesse, en Argentine contre les violences machistes et les «huelgas feministas» espagnoles qui ont fait descendre dans la rue plusieurs millions de femmes pour leurs droits les 7 et 8 mars. Pour l’heure, rien de tel chez nos voisins. Mais les choses pourraient changer, poursuit la journaliste qui explique qu’un «groupe nommé «On arrête toutes» se propose d’organiser une grève le 8 mars 2020, en France. Suzy Rojtman, qui espère que «la grève suisse va être un gros succès» et se dit «admirative» des millions de femmes espagnoles dans la rue, a déjà participé à plusieurs réunions d’organisation pour cette grève».

La Suisse n'est pas un modèle d'égalité

De son côté, Radio France rappelle que «les exemples d’inégalités hommes-femmes, en Suisse, sont nombreux. Discriminations au travail, harcèlement ou sous-représentation dans les postes à responsabilité, les exemples d’inégalités hommes-femmes, en Suisse, sont nombreux. Les Suissesses gagnent près de 20% de moins que les hommes. Une femme sur dix est licenciée après son congé maternité, un congé qui n’a d’ailleurs vu le jour qu’en 2005.» «Le reste du monde a le 8 mars. La Suisse a son 14 juin», écrit Le Parisien, qui revient sur cette date «hautement symbolique en Suisse» ou en 1981 «était introduit dans la Constitution un article concernant l’égalité entre les femmes et les hommes. Près de trois décennies plus tard, les femmes continuent de toucher 20% de moins que les hommes, il n’existe pas de congé paternité et les places en crèche sont rares et chères, freinant la participation des femmes à la vie active», poursuit le quotidien qui précise toutefois qu’il est «difficile de prévoir l’ampleur du mouvement de vendredi, la grève ne faisant pas partie de la culture suisse».

«Tout ce qui brille n’est pas or!»

«Les organisateurs souhaitent mettre en lumière les différences salariales, mais aussi insister sur la reconnaissance du travail domestique et dénoncer les violences contre les femmes», écrit de son côté Le Monde qui ajoute que «la Suisse a mis du temps avant de s’attaquer aux inégalités entre les hommes et les femmes, et le retard est encore important.» «Tout ce qui brille n’est pas or!» titre pour sa part Las provincias à propos de la grève des femmes en Suisse. «Plus de 4 millions de femmes sont appelées à mener une grève de 24 heures pour dénoncer les graves problèmes de la Suisse, tels que l’écart salarial et la violence sexiste», relaie le quotidien espagnol de la Communauté valencienne qui estime que, grâce au mouvement #MeToo, la mobilisation devrait être massive dans les grandes villes de Suisse.

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