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Guaido ne croit pas à de nouvelles négociations

L'opposant Juan Guaido estime que lors des précédentes discussions, le pouvoir s'est «moqué» de son camp.

Les négociations sont l'un des «instruments» qu'utilise Juan Guaido pour tenter d'évincer Nicolas Maduro du pouvoir depuis un an.
Les négociations sont l'un des «instruments» qu'utilise Juan Guaido pour tenter d'évincer Nicolas Maduro du pouvoir depuis un an.
Keystone

Le chef de file de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido, tout juste reconduit à la tête du Parlement, a qualifié samedi d'«invraisemblable» la reprise de négociations avec le gouvernement de Nicolas Maduro, entamées l'an dernier, puis suspendues.

«Ça n'est pas que nous ne voulions pas de négociations. C'est qu'elles nous paraissent invraisemblables (...). A chaque fois, ils (le gouvernement, ndlr) se sont moqués de nous», a lancé Juan Guaido, lors d'un discours prononcé devant quelques centaines de partisans à Montalban, un quartier de Caracas.

Entamées en mai sous l'égide de la Norvège, à Oslo puis à La Barbade, les discussions entre l'opposition et le gouvernement du président Nicolas Maduro avaient été suspendues en août par le dirigeant socialiste, en réaction à de nouvelles sanctions américaines.

Des manifestations de moins en moins suivies

Vendredi, l'équipe de Juan Guaido a affirmé qu'une délégation norvégienne devait arriver au Venezuela, tout en prévenant que le processus de négociations était «terminé». Sollicité par l'AFP, le ministère norvégien des Affaires étrangères a indiqué que ses diplomates se rendaient «régulièrement au Venezuela pour se tenir informés de la situation», mais il s'est refusé à tout «commentaire au sujet de réunions en particulier lors de ces visites».

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
AFP
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
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Les négociations sont l'un des «instruments» qu'utilise Juan Guaido pour tenter d'évincer Nicolas Maduro du pouvoir depuis un an. L'opposant appelle aussi régulièrement ses compatriotes à manifester. Mais ses appels trouvent de moins en moins d'écho.

Samedi, il a néanmoins incité ses partisans à «rependre la rue, tous ensemble» contre le «dictateur» Nicolas Maduro. Selon Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, l'héritier politique d'Hugo Chavez s'est maintenu au pouvoir grâce à la présidentielle «frauduleuse» de 2018.

«Nous avons le soutien des Vénézuéliens»

Aussitôt après avoir prêté serment pour un deuxième mandat à la tête de l'Assemblée nationale cette semaine, Juan Guaido avait appelé à une manifestation jusqu'au Parlement mardi prochain, jour de séance ordinaire. Mais samedi il a affirmé que l'Assemblée «décide quand elle siège, lundi, mardi, mercredi, jeudi... Nous avons le soutien des Vénézuéliens, soyez donc attentifs au jour» de la prochaine séance, qu'il compte présider.

Tout comme sa reconduction dimanche, sa prestation de serment mardi avait été mouvementée. Juan Guaido était finalement parvenu à forcer le passage que lui bloquaient les forces de l'ordre devant le Parlement. Pendant ce temps, à l'intérieur, un rival d'opposition, Luis Parra, présidait une séance. Lorsque Juan Guaido a atteint le perchoir, Luis Parra, qui revendique la présidence du Parlement, avait quitté les lieux.

(AFP)

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