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Harcèlement sexuelLe hashtag #balancetonporc devient viral

Une journaliste française a demandé à des victimes de harcèlement sexuel de témoigner sur Twitter, dans la foulée de l'affaire Weinstein.

Le hashtag a été très suivi. (Image d'illustration)
Le hashtag a été très suivi. (Image d'illustration)
Keystone

Un appel à dénoncer le harcèlement sexuel est devenu viral sur le réseau social Twitter ce week-end en France, sous le hashtag #balancetonporc, donnant lieu à de multiples témoignages visant des agresseurs quasi-exclusivement anonymes, dans la foulée du scandale Weinstein aux Etats-Unis. Cet appel a été initié vendredi par une journaliste française, Sandra Muller. Dans son tweet, celle-ci invite à raconter, «en donnant le nom et les détails, un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot».

«Tu as des gros seins»

Pour montrer l'exemple, elle a elle-même relaté des propos tenus par un ancien patron («Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit»), en citant son nom. Depuis, les témoignages de femmes visant des supérieurs hiérarchiques anonymes, des responsables de stages ou évoquant des épisodes de harcèlement dans la rue se sont multipliés, au point de devenir le sujet le plus commenté sur Twitter France.

«Un rédacteur en chef, grande radio, petit couloir, m'attrapant par la gorge: »un jour, je vais te baiser, que tu le veuilles ou non«; »Un prof de fac qui envoie des photos de son sexe aux étudiantes sur Facebook«; »Repas de fin de chantier, 30 pers. 3 hommes me saisissent, m'entravent et me caressent, en chantant. Tt le monde rit"... Outre les agressions physiques ou verbales sur le lieu de travail, beaucoup racontent aussi celles du quotidien, les attouchements dans les transports, les injures.

Réactions positives ou négatives

Cette initiative a suscité de nombreuses manifestations de solidarité masculine, mais aussi des réactions mettant en cause ces déclarations, ou témoignant à l'inverse de cas de harcèlement perpétré par des femmes, sous le hashtag #balancetatruie.

AFP

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