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Primaires américainesClinton écrit l'Histoire, mais Sanders ne lâche pas

Dans un discours de victoire, Hillary Clinton a rappelé être la première femme à décrocher l'investiture de son parti. Mais Bernie Sanders ne lâche pas.

Le médecin de Donald Trump a réalisé un bulletin de santé en 5 minutes, l'an passé. (Samedi 27 août 2016)
Le médecin de Donald Trump a réalisé un bulletin de santé en 5 minutes, l'an passé. (Samedi 27 août 2016)
Reuters
Une statue peu flatteuse de Donald Trump a fait beaucoup rire, à New York. (Jeudi 18 août 2016)
Une statue peu flatteuse de Donald Trump a fait beaucoup rire, à New York. (Jeudi 18 août 2016)
AFP
Marco Rubio, solide troisième chez les républicains selon des résultats partiels, a réalisé un bon score. Grand perdant de la soirée, Jeb Bush, l'ancien gouverneur de Floride, fils et frère de président, termine très loin derrière. (1er février 2016).
Marco Rubio, solide troisième chez les républicains selon des résultats partiels, a réalisé un bon score. Grand perdant de la soirée, Jeb Bush, l'ancien gouverneur de Floride, fils et frère de président, termine très loin derrière. (1er février 2016).
Reuters
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Hillary Clinton a célébré mardi sa victoire dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine du 8 novembre, avant même de connaître le résultat du vote en Californie. La candidate qui a largement dépassé la majorité de délégués requise a salué un «tournant historique» pour les femmes et le pays.

«Grâce à vous, nous avons franchi une étape importante», a-t-elle dit à ses partisans réunis à Brooklyn, dans la ville de New York. «C'est la première fois dans l'histoire de notre pays qu'une femme est investie par un des grands partis», s'est-elle réjouie.

Après avoir été tour à tour Première dame du pays (1993-2001), sénatrice de New York (2001-2009) et secrétaire d'Etat (ministre des affaires étrangères, ndlr., 2009-2013), elle s'est félicitée d'avoir brisé «l'un des plafonds de verre les plus élevés et les plus durs».

Et, sur Twitter, elle a insisté sur le caractère historique de la première candidature d'une femme à la fonction suprême: «A toutes les petites filles qui rêvent en grand, je dis oui, vous pouvez être tout ce que vous souhaitez, même présidente. Cette soirée est à vous.»

Victoire en Californie

L'arithmétique est sans appel: grâce à ses nouvelles victoires mardi dans les primaires du New Jersey, du Nouveau-Mexique et du Dakota du Sud, Hillary Clinton a rassemblé un nombre suffisant de délégués pour être assurée d'obtenir l'investiture lors de la convention de juillet. Selon la chaîne NBC News, elle est même soutenue par suffisamment de délégués pour ne pas avoir à compter sur les «super-délégués» du parti, libres de changer d'avis.

Elle a aussi remporté la primaire en Californie, l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis, selon les médias américains. Des résultats portant sur 90% des bulletins de vote montrent qu'elle l'a emporté avec 56% environ des voix.

Elle a concédé le Montana et le Dakota du Nord à son rival, le tenace sénateur du Vermont Bernie Sanders, mais sans conséquence pour elle-même. Mme Clinton a tendu la main à son rival des primaires. «Je veux féliciter le sénateur Sanders pour son extraordinaire campagne», a-t-elle déclaré. Et de souligner qu'il avait «galvanisé des millions d'électeurs, surtout des jeunes».

Sanders continue

Depuis la Californie, Bernie Sanders n'a pas concédé la défaite. Il a annoncé qu'il continuerait sa campagne au moins jusqu'à la toute dernière primaire, mardi prochain à Washington D.C.

«La lutte continue!» a-t-il lancé à ses partisans à Santa Monica. Mais il a souligné qu'il entendait «travailler» avec le président Barack Obama et tout faire pour barrer la route de la Maison Blanche à Donald Trump, «dont le thème principal est l'intolérance».

Barack Obama, formellement neutre dans la bataille des primaires, a appelé les deux candidats dans la soirée, visiblement pressé d'en finir. Il a «félicité» Hillary Clinton pour avoir «scellé» l'investiture, soulignant qu'elle avait mené une «campagne historique».

Et il a «remercié» Bernie Sanders d'avoir «galvanisé des millions d'Américains» avec son message de lutte contre les «inégalités économiques et l'influence des groupes d'intérêts en politique». Les deux hommes se rencontreront jeudi à la Maison Blanche, à la demande du sénateur.

Dix points d'avance sur Trump

Hillary Clinton s'est projetée dans la bataille qui l'attend face au candidat républicain présumé, Donald Trump, qu'elle devance de dix points dans les intentions de vote, selon un sondage Ipsos/Reuters publié mardi.

«La fin des primaires représente seulement le début du travail que nous sommes appelés à faire», a-t-elle souligné avant d'être rejointe par son mari Bill Clinton sur l'estrade.

Elle a affirmé que M. Trump était «inapte» à exercer le pouvoir suprême. «Quand Donald Trump dit qu'un juge distingué né dans l'Indiana ne peut pas faire son travail en raison de son héritage mexicain, ou quand il se moque d'un journaliste souffrant de handicaps ou dit des femmes qu'elles sont des truies, il va à l'encontre de tout ce que nous représentons», a-t-elle lâché.

Côté républicain, Donald Trump faisait cavalier seul dans les primaires du jour, les deux derniers de ses seize rivaux ayant jeté l'éponge il y a plus d'un mois.

AFP

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