Hollande veut constituer une «Garde nationale»

Attentat à NiceEn réaction à l'attaque survenue jeudi, le président français a remis au goût du jour une vieille idée.

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Le président François Hollande a appelé mercredi les Français à s'investir dans les différentes réserves pour constituer une «Garde nationale» de fait, en réponse à l'attentat meurtrier à Nice du 14 juillet.

«Quand on ajoute toutes ces réserves», qu'il a sollicitées mercredi, «celle de 1er niveau, de gendarmerie et police, celle de 2e niveau, les retraités, et qu'on fait aussi appel aux réserves de nos armées, on peut dire qu'en France se constitue avec vous une Garde nationale», a estimé le chef de l'Etat, s'exprimant devant des réservistes en formation au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, à Saint-Astier (Dordogne).

Demande de longue date

Le chef de l'Etat avait formulé cette idée de Garde nationale le 16 novembre devant le Parlement réuni en Congrès, trois jours après la série d'attentats djihadistes à Paris et Saint-Denis.

La formation d'une «garde nationale» est une demande de longue date dans un large spectre politique. Le PS envisage de l'intégrer dans son programme pour 2017, François Bayrou (MoDem), Jean-Christophe Lagarde (UDI) ou Marine Le Pen (FN) en ont déjà fait le voeu, et un rapport sénatorial tout récent s'est penché sur le sujet.

Six jours après «l'ignoble tuerie» de Nice qui a fait «84 morts, 331 blessés, 15 encore entre la vie et la mort», selon le dernier bilan qu'il a lui-même communiqué, François Hollande a fait plusieurs annonces pour élargir l'accès et la disponibilité de ces réserves.

Quinze mille réservistes opérationnels de gendarmerie et de police seront disponibles «d'ici la fin du mois» contre 12'000 actuellement pour «assurer la sécurité des différents événements de l'été.»

Vivier supplémentaire

Le chef de l'Etat a demandé à Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, de «mobiliser les 28'000 titulaires d'un contrat d'engagement pour qu'ils se tiennent prêts pour les prochaines semaines».

François Hollande a en outre décidé de «recourir à la réserve opérationnelle de 2e niveau», soit «un vivier supplémentaire de 10'000 retraités de la gendarmerie ayant quitté le service depuis moins de deux ans et qui peuvent être là encore opérationnels». Il a rappelé aussi sa demande, formulée en janvier, que le nombre de réservistes de l'armée passe à 40'000 en 2019 contre 28'000 actuellement.

Le chef de l'Etat, qui avait assisté avant son discours à une formation de réservistes de gendarmerie à l'intervention puis au tir, a ensuite lancé un appel à «toutes les volontés, toutes les énergies, tous les parcours sans aucune discrimination» pour rejoindre la réserve opérationnelle mais aussi les sapeurs pompiers, les associations de protection civile, les formations aux premiers secours, le service civique etc...

L'âge limite d'engagement dans la réserve volontaire de la gendarmerie sera par exemple «reculé de 30 à 40 ans», a-t-il annoncé.

Hollande rend hommage

Alors que la droite et l'extrême droite critiquent vertement l'exécutif, François Hollande a insisté une nouvelle fois sur les mesures mises en oeuvre depuis 2012, des créations de postes de policiers et de gendarmes aux lois antiterroristes adoptées, plaidant pour «mettre en oeuvre» ce qui existe (...) avant d'imaginer« d'autres lois.

Il a salué l'adoption du projet de loi prorogeant l'état d'urgence à l'Assemblée, dans la nuit de mardi à mercredi, »complété par tout ce qui peut accroître (son) efficacité sans rompre avec l'état de droit«.

Le chef de l'Etat a dressé en «exemple» ceux qui se sont «mobilisés» à Nice dans les secours, et qui «font contraste avec ceux qui sont tentés de sombrer dans les amalgames et la surenchère».

François Hollande a enfin «rendu hommage» à trois militaires qui ont perdu la vie «dans un accident d'hélicoptère» en Libye, alors que la France y est engagée dans «des opérations périlleuses de renseignement». (afp/nxp)

Créé: 20.07.2016, 13h59

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