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Huit passeurs de migrants inculpés

Avec l'aide d'un employé d'une société de sécurité de l'aéroport de Roissy-CDG, les passeurs évitaient les contrôles aux migrants.

Trois des mis en cause ont été placés en détention provisoire, dont l'employé de la société de sécurité. Les cinq autres ont été laissés libre sous contrôle judiciaire.
Trois des mis en cause ont été placés en détention provisoire, dont l'employé de la société de sécurité. Les cinq autres ont été laissés libre sous contrôle judiciaire.
AFP

Huit personnes ont été inculpées vendredi dans le cadre d'une enquête sur un réseau ayant permis à des Béninois d'entrer illégalement en France, a-t-on appris de source judiciaire. Ils agissaient avec la complicité d'un employé travaillant à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

L'homme, oeuvrant pour une société de sécurité et disposant d'un badge lui permettant d'accéder à la zone réservée de l'aéroport, faisait sortir les bénéficiaires du réseau avant leur passage aux contrôles d'entrée sur le territoire. Une trentaine de personnes, toutes de nationalité béninoise, auraient bénéficié de ce réseau, selon une source proche de l'enquête.

L'information judiciaire vise les chefs d'aide au séjour irrégulier en bande organisée, corruption active et passive, fourniture de faux documents administratifs, travail dissimulé en bande organisée et association de malfaiteurs. Trois des mis en cause ont été placés en détention provisoire, dont l'employé de la société de sécurité. Les cinq autres ont été laissés libre sous contrôle judiciaire.

Emballeurs de bagages

Certains membres du réseau avaient des liens avec celui des emballeurs de bagages à la sauvette, dont seize avaient été interpellés pour vérifier s'ils avaient pu «bénéficier des services des mis en cause principaux», selon la source proche de l'enquête. La plupart de ces gardes à vue ont ensuite été levées.

A Roissy-Charles de Gaulle, deuxième aéroport européen avec près de 70 millions de passagers par an, des emballeurs clandestins officient parallèlement à la société italienne SafeBag, seule homologuée pour protéger les bagages des passagers qui le souhaitent en les enroulant dans un film résistant. Ils proposent aussi, moyennant rémunération, aux passagers trop chargés de confier des affaires à d'autres voyageurs pour leur éviter de payer des excédents bagages.

(ats)

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