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L'idéologue du régime khmer rouge face à la justice

Le procès en appel des deux anciens hauts dirigeants khmers rouges encore en vie, déjà condamnés à la perpétuité pour crimes contre l'humanité, s'est ouvert au Cambodge.

Khieu Samphan, 83 ans, avait été condamné en août 2014 pour crimes contre l'humanité par ce même tribunal.
Khieu Samphan, 83 ans, avait été condamné en août 2014 pour crimes contre l'humanité par ce même tribunal.
AFP

Ils ont déjà été condamnés à perpétuité pour crimes contre l'humanité. Mais c'est un procès en appel auquel ils font face. Nuon Chea, l'idéologue du régime, 88 ans, et le chef de l'Etat de l'ex-«Kampuchéa démocratique» Khieu Samphan, 83 ans, sont jugés ce jeudi 2 juillet 2015.

Tous deux assurent n'avoir pas été au courant des atrocités commises pendant le régime de Pol Pot. Les deux hommes assurent n'avoir pas été au courant des atrocités commises pendant le régime de Pol Pol, dans le cadre d'une utopie marxiste jusqu'au-boutiste visant à créer une société agraire, sans monnaie ni citadins.

«Au nom des Nations unies et du peuple cambodgien, l'audience en appel est ouverte», a annoncé Kong Srim, président de ce tribunal spécial de Phnom Penh, parrainé par l'ONU, créé pour juger un régime qui fit près de deux millions de morts entre 1975 et 1979.

Société autosuffisante

Nuon Chea, l'idéologue du régime, 88 ans, et le chef de l'Etat de l'ex-«Kampuchéa démocratique» Khieu Samphan, 83 ans (notre photo), avaient été condamnés en août 2014 pour crimes contre l'humanité par ce même tribunal.

Ils assurent n'avoir pas été au courant des atrocités commises pendant le régime de Pol Pol, dans le cadre d'une utopie marxiste jusqu'au-boutiste visant à créer une société agraire, sans monnaie ni citadins.

Affamer les gens

Pendant deux semaines, plusieurs témoins doivent être entendus, dont d'anciens responsables khmers rouges, à la demande de l'équipe d'avocats de Nuon Chea.

Jeudi, le premier témoin de la défense de Nuon Chea a dressé un portrait d'une société autosuffisante, basée sur une «coopération collective». Loin des rapports des historiens sur les morts de malnutrition ou de mauvais traitements dans des camps de travaux forcés.

«Il n'y avait pas d'instruction d'affamer les gens. En fait, c'était le contraire. Si un cadre n'arrivait pas à assurer les moyens de subsistance dans son secteur, il faisait l'objet de sanctions disciplinaires», a assuré Sao Van, un ancien cadre khmer rouge, aujourd'hui âgé de 74 ans.

Témoins attendus

Pendant deux semaines, plusieurs autres témoins doivent être entendus, dont d'anciens responsables khmers rouges, à la demande de l'équipe d'avocats de Nuon Chea.

L'octogénaire, au regard caché derrière ses habituelles lunettes de soleil, a quitté la salle au bout de moins de deux heures d'audience, afin de la suivre par écran interposé dans une salle séparée, en raison de douleurs dorsales selon ses avocats.

Le jugement en appel est annoncé par la Cour au premier trimestre 2016.

(ats)

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