«L'Inde prépare un bain de sang au Cachemire»

New York Alors que le Cachemire indien est toujours sous couvre-feu, le Premier ministre pakistanais s'est exprimé à l'ONU vendredi.

«Si une guerre conventionnelle commence entre nos deux pays, tout peut arriver», a prévenu le Premier ministre pakistanais Imran Khan.

«Si une guerre conventionnelle commence entre nos deux pays, tout peut arriver», a prévenu le Premier ministre pakistanais Imran Khan.

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Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a accusé vendredi, à la tribune de l'ONU, l'Inde de préparer un «bain de sang» au Cachemire.

«Il y a 900'000 soldats sur place»

«Quand le couvre-feu sera levé, ce sera un bain de sang», a-t-il lancé devant l'Assemblée générale de l'organisation mondiale, alors que l'Inde maintient la région himalayenne disputée sous une chape de plomb depuis qu'elle a révoqué début août l'autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu'elle contrôle.

New Delhi a imposé un intense déploiement sécuritaire, coupé les communications et restreint les déplacements, tout en arrêtant ou en plaçant en résidence surveillée de nombreuses personnes.

«Il y a 900'000 soldats sur place, ils ne sont pas venus, pour citer Narendra Modi, pour la prospérité du Cachemire. Ces 900'000 soldats, que vont-ils faire?», a demandé Imran Khan. «Il y aura un bain de sang», a-t-il insisté.

Son homologue indien Narendra Modi avait pris la parole peu avant lui à la même tribune, sans évoquer la question explosive du Cachemire. Il a toutefois assuré que son pays, porteur d'un «message de paix», voulait «mettre en garde le monde contre des réseaux terroristes», dans une apparente allusion à Islamabad qu'il accuse régulièrement de soutenir des groupes extrémistes.

«Soit la reddition, soit la lutte jusqu'à la mort»

Le chef du gouvernement pakistanais a dit redouter de nouveaux affrontements entre les deux puissances nucléaires rivales si l'Inde mettait en cause le Pakistan pour d'éventuelles attaques de groupes locaux, en réponse à la répression dans ce territoire à majorité musulmane.

«Si une guerre conventionnelle commence entre nos deux pays, tout peut arriver», a-t-il prévenu, tout en soulignant que le Pakistan, «sept fois plus petit que son voisin», aurait un choix difficile: «soit la reddition, soit la lutte pour la liberté jusqu'à la mort».

«Que ferons-nous? Je me pose ces questions. Nous nous battrons», «et quand un pays nucléaire se bat jusqu'au bout, cela peut avoir des conséquences bien au-delà de ses frontières», a-t-il mis en garde lors de son long discours enflammé. «Cela peut avoir des conséquences pour le monde entier et c'est pour cela, je vous le répète, que je suis venu vous alerter, pas pour proférer des menaces.» (afp/nxp)

Créé: 27.09.2019, 19h27

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