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Les indépendantistes votent jeudi

Les indépendantistes catalans veulent élire jeudi un président qui risque d'être disqualifié par la justice espagnole.

Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Image prétexte) (Lundi 2 juillet 2018)
Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Image prétexte) (Lundi 2 juillet 2018)
AFP
L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)
L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)
AFP
Les indépendantistes catalans ont lancé jeudi soir la campagne du «oui» à leur référendum d'autodétermination par un grand meeting. (jeudi 14 septembre 2017)
Les indépendantistes catalans ont lancé jeudi soir la campagne du «oui» à leur référendum d'autodétermination par un grand meeting. (jeudi 14 septembre 2017)
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Les parlementaires catalans sont convoqués jeudi pour élire président de la région Jordi Turull, un candidat en liberté sous caution qui risque d'être disqualifié par la justice espagnole, a annoncé mercredi le président du parlement.

«Je proposerai à la chambre le député Jordi Turull pour être candidat à la présidence», a annoncé le président du parlement Roger Torrent, après avoir appris que M. Turull était convoqué vendredi devant un juge d'instruction qui pourrait l'envoyer en prison, selon l'ordonnance de convocation.

«Un immense honneur. Si le Parlement me vote la confiance, je travaillerai sans relâche pour le progrès et la protection des 7,5 millions de Catalans», a réagi sur Twitter le nouveau candidat, un avocat de 52 ans.

M. Turull est inculpé de sédition et de rébellion, comme les autres membres du gouvernement catalan qui ont piloté une tentative de sécession en octobre dernier. Même s'il était élu à la présidence de la Catalogne, s'il était ensuite jugé et condamné, il risquerait d'être disqualifié et de devoir abandonner ces fonctions.

Plan A et plan B écartés

Les partis séparatistes, qui ont conservé la majorité absolue au parlement catalan aux élections de décembre dernier, avaient auparavant voulu élire un candidat en exil, Carles Puigdemont, et un autre en prison, Jordi Sanchez, mais la justice les en avait empêchés.

M. Torrent a rappelé ces interventions de la justice pour bloquer ces deux candidatures. «Ces ingérences pourraient également se produire vendredi prochain», a-t-il affirmé pour expliquer pourquoi il convoquait d'urgence le parlement.

Jordi Sanchez, ancien président de l'association indépendantiste Assemblée nationale catalane, a renoncé mercredi à son siège de député et donc à être candidat à la présidence. L'ancien président Carles Puigdemont, qui s'était exilé à Bruxelles avant le déclenchement des poursuites, avait quant à lui renoncé début mars à se faire réélire.

Par cette investiture accélérée, les indépendantistes cherchent à se doter d'un président qui forme un gouvernement avant d'être éventuellement envoyé en prison. Mais ils doivent encore surmonter deux obstacles. Ils ont besoin des voix des plus radicaux, le petit groupe Candidature d'unité populaire (CUP) qui a annoncé dans la soirée qu'il ne déciderait qu'à 15H00 (13H00 GMT), soit deux heures avant la session parlementaire, s'il soutient M. Turull. Ensuite, le roi Felipe VI devra promulguer la nomination du président élu pour qu'il puisse prendre ses fonctions.

Tant que la Catalogne n'aura pas formé de gouvernement, elle restera sous la tutelle du gouvernement central qui a pris les commandes de cette région quand les parlementaires séparatistes en ont proclamé l'indépendance le 27 octobre dernier, sans aucun effet.

(AFP)

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